Pitau (Montpellier) après la défaite contre Pau : « Des choses qu'on ne peut pas accepter »

Romain Pitau est amer. (N. Luttiau/L'Équipe)

L'entraîneur de Montpellier Romain Pitau était amer après l'élimination de son équipe sur le terrain de Pau en Coupe de France (1-2).

Romain Pitau, entraîneur de Montpellier, éliminé par Pau 1-2 en 32es de finale de Coupe de France : « On a donné ce match à l'équipe de Pau, qui a été très solide, qui a joué avec ses principes et comme elle sait le faire. Il y a de la déception parce qu'on n'a pas su emballer ce match. On s'est mis dans la difficulté tout seul en encaissant ce premier but. Après on a manqué de rythme et de tempo pour trouver les décalages et mettre les Palois dans la difficulté.

On a pêché dans la finition et manqué de justesse sur les dernières passes comme sur nos centres. On n'a pas su être assez précis pour mettre les Palois en danger. Dire que ce serait une faute professionnelle serait un bien grand mot. Mais ce sont des choses qu'on ne peut pas accepter. On ne peut pas se permettre de faire de mauvaises prestations. On s'est fait surprendre, on avait étudié cette équipe mais on n'a pas su le mettre en application. Ce n'est pas un match qu'on a pris à la légère mais on s'est fait piéger. »

Didier Tholot, entraîneur de Pau : « On avait mis un plan en place, il a été respecté cette fois. On a bien défendu, les Montpelliérains n'ont pas vraiment de situations concrètes. On savait que sur les côtés, si on arrivait avec de la vitesse, on pouvait les embêter. On ne s'est pas livré. On a été compact et même intéressant. À 1-1, on a su aller chercher ce deuxième but. Je suis content pour Mayron George qui a bossé et qui aujourd'hui est récompensé.

Quand on a cet état d'esprit, on devient emmerdant à jouer. On a inauguré quelque chose que je veux voir tous les week-ends. C'est bien d'avoir éliminé un club de Ligue 1, ce n'est pas facile de battre Montpellier, même si je pense que les joueurs qui étaient aujourd'hui au repos nous auraient fait plus mal. Mon sentiment après un tel match c'est qu'on n'a pas le droit de s'égarer. J'ai remis les pendules à l'heure après le match à Niort (défaite 1-2). Quand on respecte ce qui a été mis en place, quand on joue avec nos qualités, on arrive à être plaisant sur certaines phases de jeu. On a joué, on n'a pas fait que balancer. On a été solidaires défensivement. C'est cet état d'esprit là qui va nous emmener à un maintien et à la performance. »