La plainte d'Ophélie Claude-Boxberger pour « viol aggravé » classée sans suite

Ophélie Claude-Boxberger, ici en 2020. (S. Mantey/L'Équipe)

La plainte d'Ophélie Claude-Boxberger pour « viol aggravé » lorsqu'elle était mineure, contre son ex-entraîneur et ex-beau-père Alain Flaccus, a été classée sans suite.

Ophélie Claude-Boxberger (33 ans), suspendue pour dopage à l'EPO, avait déposé plainte en octobre 2020 pour « viol aggravé » à l'encontre d'Alain Flaccus pour des faits commis entre 2002 et 2007. Sa plainte a été classée sans suite le 24 août par le parquet, a indiqué à l'AFP la procureure de Montbéliard, Ariane Combarel, confirmant une information du journal L'Est Républicain.

La procureure a relevé dans la version de la spécialiste du 3 000 m steeple « des incertitudes et des contradictions qui ne permettent pas de retenir des faits, des dates et des lieux précis permettant de caractériser l'infraction ». « Il y a des éléments dans sa plainte, mais le doute persiste des deux côtés et les preuves sont insuffisantes » pour des poursuites pénales, a-t-elle précisé.

Alain Flaccus, ancien entraîneur de l'athlète, également ex-compagnon de sa mère, et qui se trouve au coeur de l'affaire de dopage à l'EPO d'Ophélie Claude-Boxberger, a toujours nié toute atteinte sexuelle à son encontre. « Ce classement sans suite me semble totalement adapté à la procédure. Les élucubrations de Madame Claude ont été balayées par l'enquête et il est important que Monsieur Flaccus retrouve son honneur », a déclaré à l'AFP son avocat, Me Jean-Baptiste Euvrard.

Ophélie Claude-Boxberger avait aussi accusé son ancien homme à tout faire de lui avoir injecté de l'EPO à son insu, lors d'un stage préparatoire aux Mondiaux 2019 de Doha, à Font-Romeu. Elle avait été contrôlée positive à cette substance en septembre 2019 mais le tribunal de Montbéliard avait déjà relaxé en septembre 2021 Alain Flaccus pour ces faits. Celui-ci avait changé plusieurs fois de version avant de finalement se dire totalement innocent.