Le plaquage bas à l'essai en Nouvelle-Zélande

Si la règle à l'essai est généralisée, un plaquage comme celui de la Néo-Zélandaise Kendrag Cocksedge (n° 9) sur Cyrielle Banet ne sera plus autorisé. (N. Luttiau/L'Équipe)

Afin de lutter contre les commotions cérébrales, la Fédération néo-zélandaise généralise dans ses compétitions amateurs l'essai d'une règle interdisant le premier plaquage au-dessus du sternum.

La Nouvelle-Zélande passe à la vitesse supérieure dans sa lutte contre les commotions cérébrales. Mardi, la Fédération kiwi (NZR) a décidé de mettre à l'essai une nouvelle règle limitant la hauteur des plaquages dans l'ensemble de son rugby amateur en 2023, afin de limiter le risque de chocs à la tête.

Désormais, le premier plaqueur devra intervenir en dessous du sternum, l'os qui relie les côtes au centre de la poitrine. Le deuxième plaqueur pourra toujours intervenir jusqu'au-dessous des épaules comme aujourd'hui.

La règle du plaquage bas avait été mise à l'essai la saison passée dans certaines compétitions locales. « Le retour principal que nous avons reçu de ces expérimentations, c'est que le jeu est plus agréable à jouer et plus sûr quand la hauteur du plaquage est abaissée au-dessous du sternum, c'est-à-dire au niveau du ventre », a déclaré Steve Lancaster, directeur général du rugby amateur de la NZR.

Cette décision survient dans un contexte d'inquiétude grandissante sur les blessures à la tête. Un groupe de près de 200 anciens rugbymen professionnels a porté plainte contre la Fédération internationale, les Fédérations anglaise et galloise, estimant que les instances dirigeantes n'ont pas pris les mesures qui s'imposaient pour protéger les joueurs des lésions cérébrales causées par les coups à la tête répétés.


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