Le Portugal dernier pays qualifié pour la Coupe du monde 2023

La joie des Portugais après leur qualification. (World Rugby)

Après son match nul avec les États-Unis (16-16), vendredi à Dubaï, le Portugal a obtenu le 20e et dernier billet qualificatif pour la Coupe du monde 2023, en France.

Dans un match longtemps indécis contre les États-Unis, le Portugal a arraché vendredi à Dubaï sa qualification pour la Coupe du Monde 2023 en obtenant le match nul au-delà de la sirène (16-16). Grâce à une meilleure différence de points, l'équipe des Lobos, entraînée par Patrice Lagisquet obtient le dernier billet pour la France.

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Pour sa seconde participation au Mondial, après 2007, déjà en France, elle sera placée dans la poule C, avec le pays de Galles, l'Australie, les Fidji et la Géorgie. Les États-Unis, eux, manqueront la Coupe du monde pour la deuxième fois de leur histoire, après 1995.

Et ils sont allés la chercher, Os Lobos, cette qualification, au bout du bout d'un match qu'ils pensaient sans doute avoir perdu, grâce à une pénalité de leur demi de mêlée Samuel Marques, cadre de Carcassonne (Pro D2). La première mi-temps avait été assez cadenassée, renvoyant au vestiaire les deux équipes presque dos à dos (10-9 pour le Portugal). Était-ce la nervosité ? L'enjeu ? Toujours est-il que les fautes de main s'y sont multipliées, les entrées en mêlée étaient laborieuses, à vous faire passer ce rendez-vous international pour un match de Top 14.

A ce jeu-là, les Etats-Unis misaient sur l'indiscipline portugaise, symbolisée par le carton jaune contre le centre José Lima (21e), suite à trois fautes consécutives sur la même action, et capitalisaient sur la botte d'AJ MacGinty, auteur de trois buts. Sur un de leurs rares lancements propres, après une touche sur les 22m adverses, les Portugais avaient pourtant frappé les premiers par un essai de Raffaelle Storti (8e), le touchant vite sur l'aile, privée, côté défense de Nate Augspurger, puni d'un carton jaune (6e) pour un plaquage à retardement.

Samuel Marques a délivré le Portugal

A la reprise, les Portugais essayaient bien d'accélérer le tempo, sentant les jambes de leurs trois-quarts plus vivaces que celles des Américains. Mais Marques ne convertissait qu'une seule des trois pénalités obtenues par les siens (13-9, 50e) et l'avance était fragile. Si fragile que, patiemment, les USA revenaient dans le match, imposant leur densité physique, perturbant la touche portugaise (trois lancers volés) et appuyant là où ça faisait mal. En force, le talonneur Kapeli Pifeleti redonnait l'avantage aux siens à l'heure de jeu, après un pilonnage en règle de la ligne d'en-but du Portugal (16-13). Les hommes de Patrice Lagisquet, punis d'un nouveau carton jaune pour leur pilier Francisco Fernandes, ne parvenaient pas à remettre la main sur le ballon.

A deux minutes de la fin, ils étaient même acculés près de leur ligne d'en-but, mêlée contre eux. Mais ils obtenaient une pénalité, la pénalité de l'espoir, pour enfin reprendre cette possession vitale. Encore vifs, les Portugais parvinrent à investir le camp américain, rageaient pour un grattage de leur ouvreur Portela non récompensé, mais obtenaient un avantage. Là, Portela tentait cette fois sa chance au pied et son magnifique drop du gauche heurtait le poteau.

Le sort du match allait dépendre de la botte de Marques. Les Portugais, avec leurs deux larges victoires sur Hong-Kong (42-14) puis le Kenya (85-0) savaient que leur différence de points, légèrement meilleure que celle des Etats-Unis, les autorisait à se qualifier grâce à un nul. Le buteur de Carcassone, malgré ses deux précédents échecs, prit ses responsabilités, à 35m en face. Et, sans trembler, envoya le Portugal en France, pour la deuxième Coupe du monde de son histoire.