Pourquoi Bottas n'a changé que 3 pneus lors de son dernier arrêt

Fabien Gaillard
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Après la 14e place lors du pluvieux Grand Prix de Turquie, pensait sans doute que le Grand Prix de Bahreïn serait plus tranquille pour lui et pour ses espoirs de conserver la seconde place du classement pilotes. Las, il a terminé la course à une bien lointaine huitième position, après être parti second.

Son premier départ manqué l'a fait tomber au sixième rang dans le premier tour, mais le drapeau rouge et la prise en compte du classement à un point précis lui a permis de repartir quatrième lors du second départ. Une situation qui n'a pas changé grand-chose car il a alors été victime d'une crevaison qui l'a obligé à échanger son train de pneus mediums pour des durs et à ressortir en 16e position sous Safety Car.

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"Apparemment, j'ai subi la crevaison entre les virages 3 et 4 du premier tour au second départ", expliquait Bottas, cette zone de la piste correspondant à l'endroit de l'accident de Romain Grosjean. "Pour moi, tout semblait propre, je n'ai pas vu de débris donc c'était assez surprenant."

Or, abordait la course en position moins favorable que ses rivaux puisque les pilotes de l'écurie disposaient de deux trains de mediums et un train de durs quand les autres avaient encore leurs deux trains de durs. Le premier jeu de mediums du Finlandais était donc considéré comme inutilisable du fait de la crevaison et les options devenaient de plus en plus limitées.

Bottas a donc tenté de rallier l'arrivée en ne faisant qu'un seul arrêt, pariant ainsi sur la tenue des gommes dures et un rythme conservateur. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévue, le #77 ayant à se débattre dans le trafic pour remonter dans la hiérarchie. "En fait, lors du premier relais en durs, nous voulions faire un seul arrêt, car nous savions que c'était possible en théorie."

"Mais il a fallu beaucoup se battre et attaquer pour dépasser les voitures, alors nous avons vu que ça n'était pas possible, ou il fallait que je reste derrière elles et que je perde énormément de temps. Donc il était vraiment délicat de trouver la façon optimale d'avancer, et au final nous avons dû faire deux arrêts, surtout en passant les pneus mediums."

"Le principal problème était vraiment qu'au début, il y a eu un gros train de voitures qui avaient toutes le DRS, et tout le monde sait que ce n'est pas facile dans ce genre de situation, il faut vraiment beaucoup attaquer et glisser derrière d'autres voitures si on veut gagner des positions, et de cette manière vous perdez de la durée de vie du pneu. Donc ce n'était pas simple."

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Au 25e tour, il s'est arrêté pour chausser son deuxième train de mediums, avant de passer de nouveau par les stands à la 38e boucle. C'est alors que Mercedes a fait le choix de remettre les pneus du tout premier train, bien entendu sans celui qui avait crevé, à l'avant droit.

"Le medium que nous avons mis à la fin, nous n'avons en fait changé que trois pneus, et il n'était pas si vieux, seulement quelques tours. Les dix premiers tours du dernier relais se sont bien passés, mais nous avons eu de la surchauffe. Les pilotes et les voitures équipées de pneus durs ont pu continuer à rouler plus longtemps et à attaquer plus fort sans surchauffer. Pour moi, le pneu dur était meilleur."

Comme si les choses ne suffisaient pas, Bottas a connu une seconde crevaison, par chance sous Safety Car, ce qui lui a permis de tranquillement rallier l'arrivée. "Tout à la fin pendant la voiture de sécurité, il y a eu une autre crevaison sur le pneu arrière, je pense que c'était à l'arrière droit, et encore une fois je n'ai rien vu à aucun moment. Il y avait évidemment pas mal de débris dans les environs, mais certains d'entre eux ne sont pas vraiment visibles. Encore une course malchanceuse pour moi."