Pourquoi Robert Herbin était surnommé le "sphinx"?

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Un surnom comme une seconde peau. Pour quiconque s'est intéressé au football français depuis les années 1970, Robert Herbin, décédé le 27 avril dernier à 81 ans, était le Sphinx. C’était là une façon d'insister sur son tempérament mutique, voire secret. Le journaliste Jacques Vendroux revendique la paternité de l'appellation, émergée d'une interview de peu de mots avec le jeune entraîneur de Saint-Etienne, nommé en 1972 à 33 ans, au sortir d'une carrière de joueur vécue en Vert et en Bleu (23 sélections).

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Le quart de finale de l'épopée 76 comme point de départ

Dans son autobiographie, parue en 1983, l'intéressé se montrait plus évasif sur un sujet qui, il est vrai, l'intéressait peu : "Le surnom de Sphinx dont on m'affubla un jour n'excita même pas ma curiosité. (…) Celui qui campa ainsi mon personnage me connaissait sans doute aussi mal que je connaissais le Sphinx. On a souvent confondu mon souci de protéger mes joueurs contre les agressions extérieures, avec un certain attrait pour le mystère."

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L'épisode du quart de finale de l'épopée 1976 face à Kiev a aussi compté, tant l'image de l'entraîneur restant placide au moment du but libérateur de Rocheteau a marqué les esprits : "Certains n'ont pas admis que je n'explose pas. C'est à partir de ce jour, je crois, qu'on m'a surnommé le Sphinx."

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