Quel président délégué à la tête de la FFR ? Le dernier choix de Bernard Laporte

Bernard Laporte, le président de la FFR. (P.Lahalle/L'Equipe)

Condamné en première instance en décembre, le président de la FFR, qui a fait appel, va désigner ce vendredi le président délégué qui le remplacera à la tête de l'institution.

C'est ce vendredi, à Marcoussis, lors d'une réunion du bureau fédéral, que le mandat de Bernard Laporte va prendre une nouvelle et exceptionnelle tournure. Condamné le 13 décembre pour corruption, trafic d'influence et prise d'illégale d'intérêts à deux ans de prison avec sursis, avec une interdiction d'exercer toute activité dans le rugby, le président de la FFR, qui a fait appel, avait refusé de démissionner.

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Mais, sous la pression d'Amélie Oudéa-Castéra, la ministre des Sports, il avait accepté de prendre du recul. Il va donc à l'issue de ce bureau abandonner toutes ses prérogatives et laisser les rênes de l'institution à un président délégué.

Ce dernier sera choisi ce vendredi et nommé parmi les vice-présidents de la Fédération. Deux noms se dégagent. Il y a évidemment celui de Serge Simon, le fidèle ami et allié de Laporte.

Il y a quelques mois, il avait clamé haut et fort son intention de s'éloigner du pouvoir. Il a semble-t-il changé d'avis. Il est important de rappeler qu'il sera également rejugé, puisque le parquet a fait appel de la décision du tribunal de le blanchir. L'autre favori est moins connu médiatiquement. Il s'agit de Patrick Buisson, en charge du rugby amateur et très apprécié de la base.

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Mais avant de prendre ses fonctions, le président délégué devra être adoubé démocratiquement par la France du rugby. C'était le souhait du ministère des Sports. Un référendum va donc être organisé fin janvier. Il devrait durer trois jours, entre le 23 et le 25, et l'ensemble des opérations sera surveillé par le comité d'éthique. Qu'adviendra-t-il si le candidat n'est pas accepté par les clubs ? Les modalités du vote seront déterminées lors de ce bureau fédéral.