Le président de la Fédération espagnole Luis Rubiales dans la tourmente

Luis Rubiales, président de la Fédération espagnole de football, dans la tourmente. (O. J. Barroso/AFP 7/Presse Sports)

D'après son oncle, ancien directeur de cabinet de la Fédération espagnole (RFEF), le président de la RFEF, Luis Rubiales, aurait puisé dans les fonds fédéraux pour organiser des parties fines, rapporte ''El Mundo''.

La Fédération espagnole de football (RFEF) est dans la tourmente. Son président, Luis Rubiales, en poste depuis mai 2018, est soupçonné d'avoir organisé des orgies avec l'argent de la RFEF. Selon le journal El Mundo, Juan Rubiales, l'ancien directeur de cabinet de la RFEF et oncle de Luis Rubiales, a mis en cause, le 30 mai dernier dans une déclaration volontaire devant le parquet anticorruption, son neveu qu'il accuse d'avoir puisé dans les caisses de la fédération pour organiser des parties fines.

lire aussi

Toute l'actualité du football en Espagne

Il évoque la location d'un chalet privé à Salobreña début 2020, réglée avec une carte d'entreprise de la RFEF. Ce chalet, loué officiellement pour « quelques jours de travail », aurait en fait été utilisé par Juan Rubiales « uniquement pour son plaisir et celui de son équipe » et hébergé des orgies, dénonce Juan, précisant qu' « un groupe de 8 à 10 jeunes filles ont été invitées par un ancien footballeur et ami du président. »

Limogé de son poste de directeur de cabinet de la RFEF en août dernier, Juan Rubiales a aussi mis en cause son neveu pour lui avoir demandé, quelques jours plus tôt, de se servir dans les caisses de la RFEF « pour apporter de l'argent à son père ». Une demande que Juan Rubiales dit avoir catégoriquement rejetée et qui aurait précipité son limogeage.

Des accusations démenties par la RFEF

La RFEF rejette en bloc « ces accusations totalement fausses : ni à cette date ni à aucune autre un seul euro n'a été consacré à des questions qui ne sont pas propres à l'activité fédérale », a indiqué l'instance à El Mundo.

Reste que l'étau judiciaire se resserre autour de Luis Rubiales, déjà visé par une enquête autour de l'organisation de la Supercoupe d'Espagne en Arabie saoudite, où il est soupçonné d'avoir fait pression sur les autorités de Riyad pour que Kosmos, l'entreprise dirigée par Gerard Piqué, touche une commission de 24 M€, selon le média espagnol El Confidencial.