Pour la présidentielle, Anne Hidaglo n'aura pas le soutien automatique de Benoît Payan

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Benoît Payan photographié à Marseille le 1er septembre, en marge du déplacement d'Emmanuel Macron.  (Photo: POOL New via Reuters)
Benoît Payan photographié à Marseille le 1er septembre, en marge du déplacement d'Emmanuel Macron. (Photo: POOL New via Reuters)

POLITIQUE - Comme un parfum de clasico. Ce jeudi 13 janvier, le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, a fait savoir que son soutien n’irait pas automatiquement à son homologue de Paris, Anne Hidalgo, candidate à l’élection présidentielle. Dans une interview accordée à Libération, l’édile marseillais affirme qu’il s’en remettra aux résultats de la primaire populaire.

Une déclaration fracassante qui intervient alors que l’élue parisienne peine à faire décoller sa campagne, stagnant en dessous des 5% dans les intentions de vote. Élu dans le cadre d’une coalition inédite, Benoît Payan ne voit pas d’autre issue que l’union pour les différents candidats de gauche.

“Soit ils se battent pour quelque chose, soit ils se battent pour eux-mêmes. Il y a des centaines de milliers de gens qui nous disent ‘rassemblez-vous’. Il y a des millions de gens qui attendent que la gauche ne fasse, non pas du témoignage, mais s’unisse”, fait valoir le maire de la cité phocéenne, utilisant la victoire du Printemps marseillais comme exemple à suivre pour la présidentielle.

Divisés, “ils ne gagneront pas”

“Dans nos partis, on nous a dit ‘ne le faites pas’, mais on a fait confiance à des citoyens, on s’est fait confiance mutuellement. On a gardé nos différences, ce n’est pas une caserne! Je ne demande pas à Hidalgo, Jadot ou Mélenchon d’abandonner ce qu’ils sont, je leur dis qu’ils ont la responsabilité de s’unir. Sinon, ils ne gagneront pas”, insiste Benoît Payan.

Interrogé sur la marche arrière opérée par Anne Hidalgo au sujet de la primaire, l’élu marseillais ne mâche pas ses mots. “On ne peut pas dire ‘je vais à la primaire’ le lundi et, le jeudi, “je n’y vais pas parce qu’il n’y a pas les copains que je veux”. Il faut être cohérent. J’ai soutenu à fond sa démarche pour y aller. Je lui dis: va dans la primaire, montre ce que tu portes, donne de ton énergie et tu seras utile”, affirme-t-il, avant de prévenir qu’il ne soutiendra pas une aventure solitaire, y compris celle issue du Parti socialiste.

“Je soutiendrai celle ou celui qui sortira vainqueur de la primaire. Et je ne donnerai mon parrainage qu’à la femme ou l’homme qui en sera sorti majoritaire”, promet Benoît Payan alors que, pour le moment, seule Christiane Taubira accepte de jouer le jeu. Une façon de se tenir à distance de la candidature d’Anne Hidalgo, et de mettre un nouveau coup de pression sur les différents candidats de gauche.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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