Premier gros rendez-vous pour les Bleues face aux Pays-Bas

Debbie Bont et les Néerlandaises retrouvent les Bleues. (B. Paquot/L'Equipe)

Après deux victoires éclatantes, les Bleues peuvent faire un grand pas vers les demi-finales face à leurs rivales des Pays-Bas, également invaincues.

C'est la couleur qui à chaque compétition stimule immédiatement leur instinct de chasseuses, leur goût de la baston. L'orange est au menu des Bleues mercredi soir (20h30), opposées à leurs grandes rivales néerlandaises. Un choc entre championnes olympiques 2021 et championnes du monde 2019, entre deux des dernières équipes invaincues de cet Euro. En cas de nouvelle victoire après celles, éclatantes, contre la Macédoine du Nord (24-14) et la Roumanie (35-21), la France aurait déjà un pied dans le dernier carré. Le rendez-vous est coché sur l'agenda quel que soit l'enjeu. Depuis une grosse décennie, les Pays-Bas sont l'adversaire que les Françaises aiment détester, dès les compétitions de jeunes. Et réciproquement. « On s'entend peut-être un peu mieux en dehors du terrain alors qu'avant on ne se parlait quasiment pas, précise Béatrice Edwige. Mais la rivalité sur le terrain du handball est toujours aussi importante. »

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Il y a eu des revers douloureux comme en quarts de finale du Mondial 2015 (25-28), puis plusieurs victoires de haute lutte, jusqu'au quart triomphal des JO de Tokyo (32-22). Un duel qui était pimenté par la présence à la tête des Oranges, à l'époque, de l'entraîneur de Metz, Emmanuel Mayonnade. « C'est toujours spécial d'affronter la France, souriait lundi Debbie Bont, l'ailière droite batave de Metz, une lueur de défi dans les yeux. On a pris une grosse claque aux JO, c'est difficile de tourner la page d'un match pareil. Ça fait mal, mais ça donne aussi sacrément envie de faire un bon match contre elles. »

Une fois de plus, il manque de grands noms chez les Néerlandaises, la patronne Lois Abbingh - maman depuis fin septembre - et la gardienne Tess Wester (enceinte) mais, comme chez les Bleues, le collectif ne semble pas s'en ressentir. À chaque récupération de balle, les joueuses du nouveau coach suédois Per Johansson déroulent un jeu ultrarapide dans le sillage d'Inger Smits et de Kelly Dulfer. De retour après une maternité, de graves blessures et une rupture douloureuse avec son club danois d'Odense, l'arrière gauche star Estavana Polman, MVP du Mondial 2019, monte doucement en puissance. « La priorité sera de ralentir leur jeu », annonce Olivier Krumbholz, qui n'effectuera peut-être pas de nouveaux changements après les entrées convaincantes de Pauline Coatanéa et d'Orlane Kanor face aux Roumaines.

Lundi soir, en rentrant de l'arena Boris-Trajkovski après le match, les Françaises ont trouvé porte close à l'entrée de leur salle de réfectoire et ont dû lanterner un moment avant de pouvoir déguster leurs éternels brocolis trop crus et leurs pâtes trop cuites. Mercredi soir, elles comptent bien fracasser le premier portail vers les demi-finales.

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