Premier League - Si loin, si proches

Manchester City et Manchester United ne s’aiment pas. C’est un fait. Mais les deux équipes qui s’affrontent dimanche se ressemblent. Sur bien des points.

Dimanche, si vous passez du côté de l’Etihad Stadium, n’allez surtout pas dire aux rouges qu’ils ressemblent aux bleus. Et aux bleus qu’ils ont des faux airs de diables rouges. Parce qu’ils n’aimeraient pas. Les supporters de City n’ont pas envie d’être comparés à leurs rivaux de United, devenus des losers le temps d’un printemps. Celui qui les a vus laisser le titre de champion d’Angleterre au profit des joueurs de Mancini. Les supporters des Red Devils, eux, ne voient vraiment pas le rapport entre leur équipe et celle de City, encore une fois sortie dès le premier tour de la Ligue des Champions. Pourtant, les deux rivaux ont quelques points communs alors qu’ils se retrouvent pour le premier de leurs deux affrontements en Premier League. Affrontements qui avaient pesé très lourd la saison dernière dans la conquête du titre puisque les hommes de Sir Alex Ferguson n’avaient pris aucun point face à City (6-1 et 1-0 pour les Citizens).

ILS JOUENT A SE FAIRE PEUR

Si United compte trois longueurs d’avance et brille par son attaque plus que par une défense qui prend souvent l’eau, City présente une arrière-garde bien plus solide. Ce qui n’empêche pas les Citizens d’aimer, comme United, participer à des matches de championnat qui ressemblent à des courses à handicap. Les deux premiers de Premier League sont des diesels qui jouent à se faire peur. Depuis le début de la saison, soit quinze matches disputés, les deux clubs ont glané 15 (City) et 21 (United) points après avoir été mené en cours de match. Soit 36 unités en cumulé. Dimanche, quelle que soit l’équipe qui ouvrira le score, elle saura que ce n’est pas fini.

DES PENALTIES COMME S’IL EN PLEUVAIT

Vendredi matin, quand on lui a parlé des penalties accordés à Manchester City (ndlr : quatre lors des trois derniers matches à domicile, toutes compétitions confondues), Sir Alex Ferguson n’a pas pu s’empêcher de se montrer chafouin. "Le nombre de penalties qu’ils ont eu : c’est 21 depuis le début de l’année ou quelque chose comme ça. Si on en obtenait autant, la Chambre des communes aurait demandé l'ouverture d'une enquête", a-t-il ironisé. On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces. Mais parfois à compter. Depuis le début de la saison 2010/2011, City et United ont obtenu autant de penalties en Premier League (21). Personne ne fait mieux. Et depuis le début de la saison, United est l’équipe à qui les hommes en noir en ont accordé le plus (5). Bref, les Red Devils, comme les Citizens, n’ont pas à se plaindre.

MANCINI – FERGUSON, IL Y A MATCH

On ne va pas comparer Roberto Mancini et Sir Alex Ferguson. Pour plein de raisons qui tiennent à leur carrière, leur longévité et leur rivalité somme toute récente. On peut néanmoins se pencher sur les deux hommes et leurs affrontements directs. Et là, force est de constater que l’Italien, qui ressemble à un perdreau de l’année comparé à l’Ecossais, tient la route quand il croise la route de Manchester United. Son bilan est plus que correct puisque sur les dix matches qui l’ont opposé à Ferguson, Mancini en a gagné 4. Contre 5 à Sir Alex Ferguson. L’Italien domine l’Ecossais au niveau de la différence de buts (16 buts pour, 14 contre), bien aidé il est vrai par le carton d’Old Trafford la saison dernière et le suicide défensif collectif des Red Devils (1-6).

SUPERSUBS, SUPER BUTEURS

Les puissances offensives des deux clubs, pas la peine de les présenter :  Van Persie, Rooney d’un côté, Tevez, Agüero de l’autre… Mais même derrière ces hommes, d’autres font le job. Et plus que bien puisque Javier Hernandez et Edin Dzeko sont les deux machines à buts les plus redoutables et efficaces de Premier League. Les deux joueurs, plus souvent remplaçants que titulaires, sont des armes létales patentées. Le Mexicain (5 buts en championnat) et le Bosniaque (7) sont les seuls attaquants de Premier League à avoir besoin de moins de cent minutes pour marquer. Il faut un peu plus de 78 minutes à Chicharito, contre près de 93 à Dzeko.

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