Présidentielle, les propositions foot des candidats

Antoine Grynbaum

Fillon, Macron, Mélenchon et Le Pen, à moins de 10 jours du 1er tour, quel rapport ces 4 prétendants à l’Elysée entretiennent-ils avec le football ? Leurs mesures, leurs programmes, décryptage sur fond d’idéologies bien différentes.

Macron a profité de son dernier meeting à Marseille pour aller voir OM – Dijon.

Macron, le latéral… gauche

Ce n’est pas l’une de ses plus grandes passions mais le sport joue un rôle dans la vie d’Emmanuel Macron et il y a quelques années à l’ENA, le leader d’« En marche » adorait jouer au foot au poste d’arrière gauche avec ses camarades de promo.

Ses propositions en matière de football ? Inexistantes dans son programme. Tout juste peut-on lire dans l’une de ses interviews, cette argumentation, assez floue :

– le sujet de la professionnalisation à structurer pour avoir le meilleur sport pro et les meilleurs athlètes. Il y a une compétition terrible au niveau international et européen. Il faut rester vigilant pour des sports comme le foot et le rugby.

« Droit au but. J’assume, je l’ai toujours revendiqué »… Oui, Macron est supporter de l’OM, fan de Boli, Waddle et Papin, et l’ancien ministre avait pronostiqué avant le dernier clasico une victoire olympienne 2 buts à 1. Son pronostic pour le 1er tour ?

Mélenchon, à gauche toute

Les grandes lignes sont claires, celles d’un homme luttant contre les effets néfastes de la mondialisation au sein de l’économie civile et dans la foulée, contre la dérégulation du monde sportif et du foot business… « Les footballeurs sont évidemment trop payés », observe-t-il. « Il faut mettre en place un “salary cap“, dispositif utilisé dans les ligues professionnelles aux Etats-Unis ou dans le TOP 14 de rugby en France, c’est-à-dire un montant maximum de masse salariale autorisée. Par ailleurs, il pourrait leur être demandé des tâches d’intérêt collectif en retour, puisque c’est l’Etat qui investit dans la formation ».

Marine Le Pen, dans la droite lignée de son père ?

La lutte de Mélenchon face au foot « bling-bling », Marine Le Pen y souscrit également, à sa manière, évoquant « le scandale sans fin du Fifagate, sa financiarisation extrême, son approche exclusivement commerciale, une industrie, un business où l’argent coule à flots, règne en maître et pervertit les acteurs. Cette démesure sert-elle vraiment le football ? Je ne le crois pas. Est-il pour autant question de nationaliser le sport professionnel ? Non, mais de le réguler, de le protéger des dérives de l’ultralibéralisme, certainement ».

Et même concernant la question de l’identité nationale, les positions ne sont pas si éloignées. Mélenchon considère qu’il est logique et normal de voir les footballeurs chanter la Marseillaise alors que la fille Le Pen parle d’un devoir, d’une obligation pour tout joueur sélectionné en équipe de France.

Fillon, le fan de sport automobile

Pilote amateur ayant participé aux 24H du Mans (Classique), le candidat LR ne parle quasiment jamais de football, ayant laissé pendant 5 ans, en tant que Premier ministre Nicolas Sarkozy prendre les devants, notamment lors de la grève de Knysna, ou des Etats Généraux du football. Seule proposition à mettre en rapport avec le ballon rond de la part de Fillon ? Une même indemnité financière en équipe de France, quelle que soit la discipline.

Antoine GRYNBAUM

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