Presidents Cup : Les États-Unis s'imposent à nouveau

Tony Finau et Max Homa, de l'équipe américaine de Presidents Cup et vainqueurs de leurs simples dimanche. (P. Casey/Presse Sports)

À domicile et dotée d'une équipe plus dense, l'Amérique a de nouveau remporté la Presidents Cup. Face à des internationaux combatifs mais limités en nombre, les locaux se sont imposés 17.5 à 12.5.

Les États-Unis n'ont pas perdu la Presidents Cup depuis 1998 et leur invincibilité va se poursuivre pour encore au moins deux ans. Dimanche à Quail Hollow, l'équipe de Davis Love III a nettement dominé l'équipe internationale de Trevor Immelman en s'imposant 17.5 à 12.5 points.

Malgré une rébellion entamée samedi et principalement menée par les joueurs sud-coréens des challengers, les locaux ont vite ramené les 15.5 points nécessaires pour s'assurer la victoire. Lors des douze simples du dimanche, les USA ont eu beau perdre le premier match (un grand Si Woo Kim sur Justin Thomas, 1up), jamais leurs adversaires n'ont rendu le miracle d'une remontée possible.


Les victoires précoces de Jordan Spieth (enfin vainqueur d'un simple en épreuve par équipe), de Patrick Cantlay et Tony Finau ont éteint rapidement toute tentative de rébellion internationale. Un espoir que le beau succès de Sebastian Munoz sur le numéro un mondial Scottie Scheffler n'a pu ranimer. Après une grossière erreur au 17 du Canadien Corey Conners (3-putts à 8 mètres), Xander Schauffele ramènera finalement le point décisif, d'une victoire 1up.

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Les États-Unis six de leurs sept dernières épreuves par équipes. Seule la Ryder Cup 2018 leur a échappé.

C'est donc le huitième succès à domicile des États-Unis en huit éditions de la Presidents Cup sur le sol américain, ainsi que la douzième de l'histoire pour la compétition biennale. Si les vainqueurs ont confirmé la puissance de certaines de leurs paires de doubles pour la perspective de la Ryder Cup 2023 (Spieth / Thomas, Schauffele / Cantlay), ou découvert en Max Homa un équipier solide sous pression, les Internationaux pourront se satisfaire des performances de jeunes joueurs, comme Tom Kim (20 ans) ou Sung Jae Im (24 ans), à la fois dynamiteurs d'ambiance et performants sur le terrain.

Dommage pour eux, et pour l'intérêt d'une épreuve à sens unique depuis presque 20 ans, de n'avoir pu aligner, entre autres, l'Australien Cameron Smith (numéro 2 mondial) ou le Chilien Joaquin Niemann (21e), exclus de la Presidents Cup pour avoir rallié le LIV Golf cet été.