La presse relativise la défaite des Bleus contre la Tunisie

« Vivement dimanche » pour les huitièmes de finale, souligne La Provence.

La presse française n'est pas catastrophée par la défaite des Bleus, mercredi contre la Tunisie (0-1), qui n'a pas empêché la France de finir première de son groupe, mais qui a toutefois mis en avant le manque de profondeur de l'effectif.

Au lendemain de la défaite des Bleus mercredi contre la Tunisie, alors qu'ils étaient déjà qualifiés pour les huitièmes de finale, l'ensemble de la presse française relativise ce revers. « Une défaite pour rien » titre d'ailleurs Le Parisien, tandis que, pour Sud-Ouest, « les Bleus étaient déjà passés à autre chose ». Dominique Sévérac écrit d'ailleurs que « ce Tunisie - France n'a eu aucun goût, n'a rien indiqué de neuf sous le soleil de Doha, mais il faut lutter contre l'idée qu'il n'a servi à rien. Tous les joueurs de champ [...] ont désormais disputé un match de Coupe du monde ».

Ce qui n'a absolument pas rassuré sur le niveau d'ensemble de l'effectif. La Provence écrit d'ailleurs que « Didier Deschamps s'est rendu compte de l'étroitesse de son groupe ». « Une chose est sûre : ils vont conforter "DD" dans ses choix et vont lui ficher une paix royale pour pondre ses prochaines compositions d'équipe », peut-on lire, toujours dans le quotidien régional marseillais. Qui estime d'ailleurs que « l'équipe de France a tout fait pour ne pas gagner cet ultime rendez-vous. Elle a même réussi à le perdre ». Le Figaro est dans la même lignée : « Le dernier goût dans la bouche n'est pas agréable avec la bouillie de football offerte contre la Tunisie », alors que Grégory Schneider de Libération a vu « un drôle de match » avec « neuf titulaires au frais au coup d'envoi, Kylian Mbappé ou Jules Koundé en survêt ».

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À l'étranger, les Anglais de Sky Sport ont pointé les « carences défensives » de Youssouf Fofana, quand les Espagnols de Marca ont pris le temps d'analyser les prestations des remplaçants habituels, « Guendouzi n'était pas à l'aise », « Veretout a couru sans raison », « Camavinga n'est pas un latéral gauche », pour en arriver à la même conclusion. Résumée par les Allemands de Kicker : « Son propre costume était mieux ajusté que son équipe de remplaçants. »

Une première pour Didier DeschampsOutre ce manque de profondeur, avec « des coiffeurs rasoir » (Midi Libre), la presse française a rappelé, à l'image de Sud-Ouest, que « jamais Didier Deschamps, joueur comme sélectionneur, n'avait perdu une rencontre de première phase d'une grande compétition en sept participations ». Les Bleus n'ont perdu que deux matches dans le temps réglementaire depuis 2012 et la nomination de DD comme sélectionneur : « Les Bleus ne s'étaient pas inclinés dans ce genre d'épreuve depuis la finale de l'Euro 2016 contre le Portugal (1-0, après prolongation), et le quart du Mondial 2014 contre l'Allemagne (1-0) », toujours dans Sud-Ouest. Ils avaient été éliminés dès les huitièmes de finale de l'Euro 2021 par la Suisse, aux tirs au but (3-3, 4-5 tab).

Après les Suisses l'année dernière, les Français affronteront les Polonais à ce stade de la compétition, ce qui réjouit La Provence : « Place à la suite, désormais, avec ce 8e de finale dimanche (16 heures), contre la Pologne, 2e d'un groupe C longtemps indécis. Avec le retour des vrais Bleus, ceux qui ont étalé tellement de promesses contre l'Australie (4-1) et le Danemark (2-1). Et qu'on a vite envie de revoir. »

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