Pas de pression pour Zarco même si le top 10 du championnat s'éloigne

Léna Buffa
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Avant l'ultime série de trois Grands Prix par laquelle doit se conclure la saison 2020, occupe la 14e position du championnat. Le Grand Prix de Teruel lui a permis de grimper d'un cran au détriment de Valentino Rossi, absent et désormais officiellement hors-jeu mathématiquement pour le titre avec ses 79 points de retard sur le leader. Zarco quant à lui ne se trouve qu'à 73 points, mais son objectif est logiquement ailleurs.

Onzième à l'arrivée de son premier Grand Prix au guidon de la Ducati, au mois de juillet, le Français a connu un début de championnat solide, se hissant même jusqu'au sixième rang du classement général après son podium de Brno. Dans la foulée, toutefois, l'accident inoubliable du Grand Prix d'Autriche a marqué le début d'une descente progressive, et dès le Grand Prix de Styrie Zarco se trouvait en dehors du top 10.

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Il ne comptait à l'époque que cinq petits points de retard sur cette zone, qui constituait sa cible initiale pour cette année, mais cet écart n'a eu de cesse de s'accroître avec deux manches à Misano qui l'ont laissé sur sa faim, suivies par une chute à Barcelone. À son arrivée au Mans, Johann Zarco, tombé au 15e rang, comptait désormais 22 points de retard sur le top 10.

Son retour dans le top 5 au Grand Prix de France a donné une nouvelle impulsion à sa courbe de résultats et, depuis, le pilote Avintia a pu réduire son retard sur le dixième pilote classé d'un point à chaque course. En l'état, tout reste donc possible pour lui, mais les 15 unités à combler en trois manches requièrent une fin de saison comparable à son début. Le Français se veut donc aussi prudent que réaliste, conforté quoi qu'il arrive dans la continuité que lui offre Ducati pour ne pas perdre sa sérénité.

"L'objectif général serait le top 10, c'est ce que j'annonçais en début d'année. Mais avec tout ce qui s'est passé en Autriche, puis les difficultés que j'ai eues à Misano et qui se sont enchaînées par cette chute à Barcelone, ça devient plus compliqué de jouer ce top 10. Sauf si j'arrive à ne faire que des courses dans le top 5, car là, oui, mathématiquement je pourrais très vite remonter", souligne Johann Zarco.

"Cependant les sensations ne sont pour l'instant jamais très constantes d'une course à l'autre. Donc, certes, il y a la petite lueur à l'idée de jouer le top 10 au championnat, ce qui permettrait de se dire qu'au moins je suis entré dans ce que j'ai annoncé en début d'année, mais sans se mettre de pression. C'est bon aussi de prendre les courses comme une préparation pour 2021. Que je sois 12e ou neuvième à la fin du championnat, ça ne changera pas le regard [sur ma saison] et notre travail auprès de Ducati", assure-t-il.

"J'essaye de prendre ces courses comme le meilleur entraînement possible pour être fort pour l'année prochaine. C'est le plus important", souligne le pilote français, qui rejoindra le team Pramac en 2021 et aura cette fois pour objectif de mettre à profit les nombreux enseignements de cette saison. "Je n'ai pas trois ans [d'expérience] sur la Ducati, mais je m'attends à ce qu'une année me permette de vraiment tout comprendre et d'être compétitif pour me battre pour le podium l'année prochaine. J'ai aussi l'expérience de trois ans [de MotoGP] désormais − deux avec Yamaha, une compliquée avec KTM et un peu de temps avec Honda − et je pense que tout cela peut m'aider à comprendre des choses sur la Ducati."