Pressions politiques, manœuvres des fédérations, coups tordus des champions... Les coulisses de la lutte antidopage dans le sport

Jérôme Cadet
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Il a fondé puis dirigé pendant dix ans le bras armé de la lutte antidopage en France : le département des contrôles de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Dans son livre Dopage : ma guerre contre les tricheurs, publié jeudi 7 avril, Jean-Pierre Verdy raconte ses années de lutte dans le monde du sport. C'est à la fin des années 1990 que Jean-Pierre Verdy, alors entraîneur de l'équipe de France de pentathlon, se tourne vers l'antidopage, à la direction régionale des sports d'Ile-de-France. Tout est à faire. Premier choc : un directeur technique national fait disparaître le contrôle positif d'un champion. Il comprend que les fédérations ne jouent pas avec lui, mais contre lui. "Chaque fédération a un contrat d'objectifs avec le minisla le dtère adossé à un contrat de performance, explique-t-il. Une fédération qui a un champion olympique est tranquille pendant quatre ans pour avoir des subventions. Elle ne va pas tout faire, si le sportif est 'atypique', pour le confondre."

>> Récit. Tour de France : le 17 juillet 1998 ou quand le dopage organisé de l'équipe festina a fait exploser le peloton

En 2006 est fondée l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Jean-Pierre Verdy prend la tête du département des contrôles et petit à petit, il recrute des préleveurs rigoureux, des informateurs. Les premiers sportifs tombent. Alors sur le Tour de France, certaines équipes recrutent des vigiles chargés de filtrer les hôtels. "Quand un préleveur voulait aller (...)

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