La prise de poids, une crainte de Miller face au stop forcé

Léna Buffa
motorsport.com

Rentré en Andorre après les derniers tests de pré-saison, s'apprêtait à quitter son domicile pour rejoindre le Qatar et débuter le championnat lorsqu'à la veille de son départ, les instances ont annoncé la suppression de la course de Losail pour la catégorie reine. "Une fois que le Qatar a été annulé, on savait que la Thaïlande le serait aussi, et qu'on ne nous laisserait jamais entrer en Amérique si ces deux-là étaient supprimés…" raconte-t-il sur son blog.

"Dès que je l'ai découvert, et étant donné qu'il faisait froid et qu'il neigeait en Andorre, j'ai décidé qu'il était temps de rentrer à la maison [en Australie]. J'étais chez mes parents avant que le Moto2 et le Moto3 ne courent au Qatar, et ça a été étrange de regarder cela depuis la maison, sans être blessé et sans autre raison d'être là."

"Je ne vais pas mentir, cela met la motivation à rude épreuve quand on n'a pas de date ou d'heure précise vers laquelle se projeter. On passe l'hiver à se mettre en forme, à faire en sorte d'être prêt, on a fait les tests et puis tout s'arrête. On a l'impression d'être bloqué au purgatoire. Ma vie entière est dictée par les dates − on va sur une course une semaine, on voyage la semaine suivante, on fait des tests la semaine d'après… Maintenant on ne sait vraiment pas et on n'a aucun moyen de savoir [quand commencera la saison]. Ce pourrait être la Catalogne, ce pourrait être Assen… qui sait ?"

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Avec une absence de courses très inhabituelle en cette période, les pilotes doivent s'efforcer de maintenir un programme d'entrainement stable et de ne pas se laisser aller, afin d'être aussi prêts que possible lorsque se fera la reprise. "Mon programme d'entraînement n'a pas changé", explique Jack Miller, qui a la possibilité de sortir de chez lui et peut notamment faire du motocross ou d'autres activités en plein air. "Je continue de faire du vélo et de courir, et je mets un point d'honneur à me lever tôt le matin et à m'y atteler. C'est facile ici, parce qu'il fait chaud, ça aide clairement."

"On pourrait facilement perdre la motivation, s'entraîner un peu moins, prendre quelques kilos là où on ne le veut pas… C'est clairement quelque chose que j'essaye d'éviter", admet-il, "parce que par le passé j'ai eu du mal à perdre du poids quand j'en ai pris. J'ai travaillé très dur sur cet aspect, alors je vais essayer de conserver autant de choses que possible et ainsi je n'aurai pas à pousser trop fort plus tard pour être aussi proche que possible de mon meilleur niveau de forme."

Bien que frustré par cette situation, comme le sont ses collègues et adversaires, le pilote Pramac tente donc à la fois de rester concentré et de voir le côté positif des choses : cet arrêt de la compétition lui permet de passer du temps en Australie, où il profite d'un automne doux et de ses proches. "Ces dernières semaines constituent la période la plus longue que j'ai passée en Australie depuis environ dix ans, et le côté positif de tout cela c'est que c'est vraiment sympa d'être à la maison. On aimerait que ce soit pour de meilleures raisons, et ça craint de ne pas courir, mais il y a du positif à en retirer, c'est certain."

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