Prison avec sursis requise contre des supporters de Saint-Étienne

Des incidents avaient eu lieu en mai lors de Saint-Étienne - Auxerre. (A. Réau/L'Équipe)

Des peines de trois à six mois de prison avec sursis ont été requises devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne à l'encontre de cinq supporters ultras de l'ASSE interpellés après des incidents intervenus dans la foulée du barrage retour joué à Geoffroy-Guichard contre Auxerre en mai dernier.

Le représentant du parquet a requis des peines de trois à six mois de prison avec sursis devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne à l'encontre de cinq supporters ultras de l'ASSE. Ces derniers avaient été interpellés après des incidents intervenus dans la foulée du match de barrage joué à Geoffroy-Guichard contre Auxerre (1-1, 4-5 aux tirs au but) le 29 mai dernier.

De deux à trois ans d'interdiction d'enceinte sportive, ainsi qu'une obligation de pointer dans un commissariat de police ou dans une brigade de gendarmerie les jours de match de l'ASSE ont également été requis. La décision du tribunal correctionnel sera connue le 25 janvier.

Âgés de 22 à 36 ans, les cinq mis en cause, membres du groupe ultras Magic Fans, étaient poursuivis pour violence et introduction de fusée ou artifice dans une enceinte sportive lors d'une manifestation sportive.

Des condamnations déjà prononcées en novembreIl leur est reproché d'avoir provoqué un mouvement de foule, en exerçant des violences sur des stadiers, afin d'éviter les fouilles à l'entrée du Chaudron et, pour l'un d'eux, d'avoir transporté des engins pyrotechniques dans son sac à dos.

Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe de leurs clients, jugeant insuffisants les éléments les mettant en cause, qui provenaient des images de vidéo-surveillance.

Le 23 novembre dernier, des peines de deux mois à un an de prison avec sursis et de deux ans à cinq ans d'interdiction d'enceinte sportive avaient déjà été prononcées par le tribunal correctionnel à l'encontre de onze supporters de l'ASSE, interpellés eux aussi en septembre. Cinq autres de ces supporters ont été jugés et condamnés à des peines inférieures (amende et interdiction de stade) les 5 et 12 janvier, lors d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).