Procès de Benjamin Mendy : « Ne laissez pas un point de vue moral obscurcir votre jugement », rappelle le juge

Mendy le 10 août dernier. (B. Crémel/L'Équipe)

Avant les plaidoiries qui débutent jeudi, le juge a rappelé ce mercredi les dispositions légales aux jurés.

« Ne supposez pas que vos verdicts doivent être similaires pour M. Mendy et M. Matturie. » Le juge Steven Everett a exposé ce mercredi aux douze jurés de la Crown Court de Chester (Cheshire) les dispositions légales. Benjamin Mendy est accusé de sept viols, d'une tentative de viol et d'une agression sexuelle sur six femmes ; Louis Saha Matturie (sans rapport avec l'attaquant français Louis Saha) de six viols et une tentative du viol sur sept femmes.

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Everett caractérise ensuite les définitions légales du viol, de la tentative de viol et de l'agression sexuelle. Le parquet, poursuit-il, doit prouver aux jurés le non-consentement des plaignantes, au coeur des débats depuis le début du procès. « Une personne consent à quelque chose si elle est d'accord et est capable de faire un choix libre. L'absence de consentement peut être prouvée par une variété de facteurs, comme la soumission, la peur (sans menace ou par usage de la force). »

« Pas un tribunal des moeurs »Pédagogue et attentif, le juge a rappelé aux jurés que « c'est une cour de justice, et pas un tribunal des moeurs. Peut-être avez-vous conclu que M. Mendy et M. Matturie voulaient coucher avec un certain nombre de femmes et qu'ils étaient, parfois, enclins à coucher avec la même femme au cours de la même fête, la même nuit. Ne laissez pas un point de vue moral sur ce comportement obscurcir votre jugement. »

Le procès se poursuit ce matin avec la plaidoirie du procureur Timothy Cray, qui doit prouver aux jurés la culpabilité de Mendy et de Matturie. Suivront les plaidoiries des avocates des deux accusés, probablement jeudi et lundi.