Procès Neymar : le ministère public demande la relaxe du joueur du PSG

Le parquet a retiré ses accusations de fraude et de corruption contre Neymar et les autres accusés. (Albert Gea/Reuters)

Vendredi, le parquet a retiré ses accusations de fraude et de corruption contre Neymar et les autres accusés, et demandé la relaxe pour tous. Les réquisitions portaient sur les irrégularités présumées ayant entouré le transfert du joueur au Barça en 2013.

Nouvel épisode dans le procès de Neymar, débuté le 17 octobre. Vendredi, le procureur du parquet de Barcelone a annoncé « retirer l'accusation contre tous les prévenus et pour tous les faits » qui leur sont reprochés. Le parquet avait initialement requis 2 ans de prison et 10 M€ d'amende à l'encontre de la star brésilienne.

En cause : des irrégularités présumées constatées lors du transfert de Neymar à Barcelone en 2013, alors qu'il évoluait à Santos, dans le championnat brésilien. Annoncé en Catalogne en mai 2013 pour un montant officiel de 51,7 M€, le transfert de l'actuel joueur du PSG a suscité des interrogations, au point d'alerter le fisc espagnol, qui considère que le transfert a, en réalité, avoisiné les 107 M€ bonus compris.


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Sandro Rosell, principal accusé du procès sur le prétendu délit de fraude dans le transfert de Neymar de Santos au Barça, était à la barre ce vendredi. Un moment attendu alors que cinq ans de prison, la peine la plus lourde de ce procès, avaient été requis contre lui. Visiblement marqué, l'ancien président du FC Barcelone a réitéré sa position : il n'y a eu aucune fraude contre DIS, la société qui possédait 40 % des droits de Neymar lors de son transfert de Santos au Barça en 2013. « Les 40 M (versés par le Barça à la famille de Neymar, ndlr), ne sont pas un pot-de-vin mais une prime de transfert » a-t-il martelé. Josep Maria Bartomeu, son bras droit interrogé peu après, est allé plus loin déclarant « ne pas avoir eu connaissance d'une société du nom de DIS ». Des discours couplés à ceux des autres accusés et experts qui ont provoqué un coup de théâtre.

Après avoir dans un premier temps demandé des peines de prison pour tous les accusés du dossier sauf Josep Maria Bartomeu, le ministère public espagnol s'est ravisé, réclamant la relaxe pour tous. Le clan Neymar, absent des débats mais attendu par visioconférence lundi prochain, pourrait donc sortir indemne de l'accusation de DIS. En outre, aucune sanction financière n'a été finalement réclamée pour les sociétés visées par cette plainte : le FC Barcelone, le Santos FC et la société Neymar N & N.


Verdict lundi

DIS se dit toujours floué dans cette affaire et maintient ses accusations contre tous les prévenus, à l'exception de Nadine Gonçalves, la mère de Neymar, déjà blanchie. Le ministère public pour sa part considère que les contrats signés n'ont pas porté préjudice à DIS. La décision est désormais entre les mains du président du tribunal, qui décidera ou non de suivre l'avis du parquet.

La semaine dernière, Neymar et son père s'étaient succédé à la barre, déclarant avoir opté en faveur du Barça pour des raisons « de coeur ». Josep Bartomeu et Sandro Rosell, assis côte à côte sur le banc des accusés étaient, eux, visiblement satisfaits en fin d'audience vendredi, échangeant quelques mots avec le sourire. Lundi prochain, les accusés pourront à nouveau s'exprimer avant que le jugement ne soit rendu.

Interrogé le 18 octobre sur son implication dans ces malversations présumées, Neymar s'était défendu en assurant qu'il « signait tout ce que son père lui disait de signer ».


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