Un procès ouvert après le drame survenu dans un stade indonésien en octobre

Le stade Kanjuruhan a été le théâtre d'une tragédie en octobre, ayant provoqué la mort de 135 personnes. (Reuters)

Ce lundi, un tribunal indonésien a ouvert un procès contre des policiers et des organisateurs d'un match au stade Kanjuruhan de Malang, le 1er octobre, où 135 personnes sont décédées. Ils sont accusés de négligence meurtrière.

Plus de trois mois après le mouvement de foule ayant entraîné la mort de 135 personnes, plus 583 blessés, au stade Kanjuruhan de Malang, un tribunal de Surabaya (Indonésie) a ouvert un procès contre des policiers et des organisateurs de la rencontre entre l'Arema FC et Persebaya Surabaya. Le tribunal entendra les accusations portées contre cinq personnes dont la négligence aurait précipité les dégâts : trois policiers, un agent de sécurité, et un membre de l'organisation.

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Les conclusions de l'enquête menée par la commission indonésienne des droits de l'homme montrent que la police a tiré 45 cartouches de gaz lacrymogène sur la foule à la fin du match, précipitant la panique et la confusion. L'utilisation excessive de ce gaz serait, selon les enquêteurs, le principal facteur du mouvement de foule, aggravé par des portes verrouillées, un stade en surcapacité et le non-respect des procédures de sécurité. « S'il y a négligence, ce devrait être la police, qui a tiré le gaz lacrymogène, pas nous », s'est notamment défendu l'avocat des organisateurs de la rencontre.

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Les prévenus risquent jusqu'à cinq ans de prison s'ils sont reconnus coupables. Joko Widodo, le président indonésien, avait annoncé la démolition et la reconstruction du stade Kanjuruhan. Les compétitions en Indonésie ont repris début décembre, à huis clos.