Le procès Platini-Blatter aimante d'autres actions judiciaires en Suisse et en France

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Michel Platini verra ses avocats plaider l'acquittement ce lundi au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone. (F. Faugère/L'Équipe)
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Le procès de Michel Platini et Sepp Blatter aimante d'autres actions judiciaires initiées en Suisse et en France, sur fond de soupçons de collusion entre la FIFA et des magistrats suisses.

Dans la salle d'audience du Tribunal pénal fédéral (TPF) de Bellinzone, les débats ne se limitent pas au coeur du dossier et au fameux paiement supposé déloyal. Ils aimantent aussi d'autres actions judiciaires, en Suisse et en France, sur fond de soupçons de collusion entre la FIFA et des magistrats helvétiques, et utilisées par le camp Platini pour tenter de « politiser » ce procès.

lire aussi

La défense va plaider l'acquittement de Platini

Le 9 juin, lors de son passage à la barre, le Lorrain a refusé de répondre aux questions de l'avocate de la FIFA, en prétextant que son « président est inculpé ». Une allusion à l'enquête ouverte en Suisse, fin juillet 2020, à l'encontre de Gianni Infantino - et de Michael Lauber, ancien chef du parquet suisse - pour « incitation à l'abus d'autorité », « violation du secret de fonction » et « entrave à l'action pénale ». Cette procédure, dans laquelle Infantino a été entendu à la mi-mai, est dirigée par deux procureurs extraordinaires, qui cherchent à démêler le contenu de trois réunions secrètes auxquelles le patron de la FIFA et Lauber ont participé en 2016 et 2017.

Infantino toujours dans le viseur de Platini

Platini soupçonne aussi son ancien secrétaire général à l'UEFA d'avoir participé à sa chute en 2015. Et, dans cette affaire, « Platoche » a ouvert un front en France : début avril, il a annoncé avoir déposé une plainte pénale (le 17 novembre) à l'encontre d'Infantino, auprès du parquet de Paris, pour « trafic d'influence actif ». Enfin, l'audition comme témoin de Markus Kattner, ex-directeur financier de la FIFA, le 14 juin, a entraîné un autre dépôt de plainte de Platini et de ses conseils, cette fois pour « faux témoignage », à l'encontre d'Olivier Thormann, ex-procureur fédéral (et actuel président de la cour d'appel du TPF), passé à la barre cinq jours plus tôt.

lire aussi

Tout sur le procès Platini-Blatter

Face à la cour, les deux hommes ont livré deux versions opposées de la perquisition au siège zurichois de l'instance mondiale, le 27 mai 2015, au déclenchement du FIFAgate. Thormann a soutenu que Kattner lui avait « donné l'information précise », ce jour-là, du versement suspect de 2 millions de francs suisses à Platini. Un récit contredit par Kattner, qui a soutenu qu'il n'avait pas « spécifiquement attiré l'attention » du magistrat sur ce paiement lors de cette perquisition spectaculaire.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles