Propos sexistes du patron des JO de Tokyo : au Japon, les femmes subissent la lourde tradition du sexisme

Apolline Merle
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Ce sont des mots qui passent mal. Le 2 février dernier, les propos du président du comité d’organisation des Jeux olympiques de Tokyo, Yoshiro Mori, a affirmé que "les femmes parlent trop pendant les réunions". Les critiques à son encontre sont venues de toute part, à commencer samedi 6 février par la gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, qui a dénoncé un "problème grave", ou encore par la joueuse de tennis japonaise, Naomi Osaka, qui a fustigé son ignorance et qui l'a appelé à "s’informer pour savoir de quoi il parle". Une pétition a d'ailleurs été lancée dimanche 7 février appelant notamment à adopter des "sanctions appropriées" et des mesures pour "prévenir la récurrence de tels agissements". En quelques heures, elle avait déjà recueilli plus de 127 000 signatures.

Face à ces critiques, Yoshiro Mori avait présenté ses excuses du bout des lèvres mais s'est refusé à démissionner. Cette polémique met une nouvelle fois en lumière les difficultés du Japon à se sortir de ses archaïsmes de genre. Dans le rapport annuel de 2020 du Forum économique mondial sur les inégalités entre hommes et femmes, le Japon pointe à une peu glorieuse 121e place sur 149 (la France est 15e).

"Le sexisme est très...

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