PSG - Amiens (4-1) : les notes des Parisiens pour la dernière de l'année

Pour leur ultime match de l’année 2019, les hommes de Thomas Tuchel ont continué sur leur belle lancée, ne faisant qu’une bouchée des Amienois. Zoom sur les performances individuelles.

Keylor Navas (6) : Pour conclure une première partie de saison éblouissante sous ses nouvelles couleurs, Navas a fait du Navas : autorité, sérénité, et clean sheet. Avec en prime un jeu au pied qui a mérité le détour, bien que ce ne soit pas sa qualité première. Un premier arrêt sur une frappe de Mendoza (49e) puis un second du bout du gant pour dévier une talonnade astucieuse de Dibassy (53e) avant de s’incliner face à Mendoza (3-1, 70e).

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but encaissé 

Thiago Silva (7) : L’éternel capitaine du PSG n’a pas changé ses bonnes habitudes, tant sur la lecture du jeu que dans ses relances, toujours aussi bien ciselées. Pierre angulaire de l’équipe dans les sorties de balle, O Monstro a aussi été l’un des Parisiens les plus actifs, comme en témoignent ses 6 ballons récupérés et 2 interceptions rien qu’en première période. Un gros coup reçu à l’heure de jeu l’a condamné à sortir, laissant sa place à Thilo Kehrer (57e).

Abdou Diallo (6) : De nouveau aligné d’entrée de jeu par Tuchel au sein de la défense francilienne, l’ancien défenseur du Borussia Dortmund a vécu un début de match tranquille, avant de sortir rapidement sur blessure, laissant sa place à Marco Verratti (21e), qui a fait glisser Marquinhos en charnière centrale.

Thomas Meunier (6) : C’était un soir à faire parler la poudre offensivement pour l’international belge, qui a passé la majorité de la soirée dans une position d’ailier. Meunier aurait d’ailleurs pu étoffer ses stats, mais son centre bien senti pour Mauro Icardi n’a pas été exploité par l’Argentin (3e), et sa reprise sur un renversement de jeu d’Angel Di Maria a été trop enlevée (19e). Entreprenant malgré tout.

Juan Bernat (6) : Habitué à carburer son son flanc gauche, Juan Bernat finit cette année en douceur. On l’a étonnement moins vu que son alter ego côté droit en première période, dans un secteur où les deux virtuoses Neymar et Mbappé ont énormément combiné. L’entrée de Marco Verratti, venu se greffer au circuit, a aussi contribué à l’éclipser quelque peu. Mais il terminé fort, avec plusieurs incursions incisives et un centre décisif pour Mauro Icardi (4-1, 84e) - le tout avec 7 ballons récupérés, record du match.

Marquinhos (7) : Comme un condensé de ce qu’il est aujourd’hui dans cette équipe, Marquinhos a fini l’année avec ses deux casquettes. Le Brésilien a débuté au milieu aux côtés de Leandro Paredes, avant de reculer en défense centrale après la sortie sur blessure d’Abdou Diallo (21e). Dans un fauteuil, il a fait parler son intelligence de jeu pour couper les trajectoires et annihiler les rares temps forts amiénois.

Leandro Paredes (8) : Si décrié depuis son arrivée il y a un an, Leandro Paredes vit ses meilleures heures sous la tunique rouge et bleue, presque douze mois après avoir rallié la capitale. Paredes a encore fait le métier dans ce match quasiment à sens unique, étant aussi impliqué à la récupération du ballon qu’appliqué dans son utilisation. 

Neymar Jr (8) : Il est assez fou de se dire que Neymar Jr en a encore sous la semelle. Ce samedi, le Brésilien s’est contenté de fulgurances entrecoupées par certaines phases plus discrètes. Sur chacun de ses coups d’éclat, il a fait parler sa virtuosité, à l’image de ce délice de passe dans le bon timing pour son ami Kylian Mbappé (1-0, 10e). Qu’on se le dise, clairement : ces deux-là forment assurément l’un duos les plus complémentaires de l’Histoire du Paris Saint-Germain. Toujours prompt à aller au duel, le Ney a encore subi beaucoup de faute, mais il a su rester dans son match. La récompense est intervenue au retour des vestiaires, avec un but tout fait sur un excellent travail de Mauro Icardi (2-0, 46e). Preuve de son altruisme et de son influence énorme, le Brésilien a aussi été l’auteur de 4 avant-dernières passes sur des occasions franches. 

Angel Di Maria (7) : Si Angel Di Maria est un peu moins décisif depuis le retour de Neymar, l’Argentin continue de montrer d’excellentes dispositions techniques et mentales. On l’a beaucoup dézoner dans le coeur du jeu pour s’incorporer dans la construction des actions. On l’a aussi vu dans une position de finisseur, mais son habituel petit piqué n’a pas fait mouche (15e). Difficile à contenir, il a fini en multipliant les caviars, dont celui du doublé pour Mbappé (3-1, 65e). Remplacé par Sarabia (85e).

Kylian Mbappé (8) : La flèche d’argent. Comme à son habitude, Kylian Mbappé a arboré sa teinture blanche pour la dernière sortie des Parisiens avant les fêtes, au lendemain de son 21ème anniversaire. Et pour fêter cela en beauté, le champion du monde a brillé, évidemment. On n’attendait pas à autre chose. Servi une nouvelle fois par Neymar, le numéro 7 a ouvert le score d’un piqué bien dosé en fin de course (1-0, 10e). Auteur de 6 tirs (dont 4 cadrés), il a eu beaucoup d’occasions à se mettre sous la dent avant d’y aller de son doublé, après un caviar de Di Maria (3-1, 65e). Un menu copieux saupourdré de quelques gourmandises avec Neymar et d’une scène cocasse avec un autographe signé en plein match pour un enfant venu à son encontre. Il termine cette année civile avec 41 buts au compteur. Monstrueux. 

Mauro Icardi (7) : Oui, il sera toujours possible de rappeler qu’Icardi détonne dans une attaque où les génies aimantent les ballons. Mais l’Argentin est tout de même un drôle de poison pour une défense. Y compris quand il ne marque pas - ce qui est à signaler. On a longtemps cru que ce serait le scénario du soir, qu’il se contenterait de jouer les remiseurs altruistes, à l’image de son excellent travail sur le but de Neymar (2-1, 47e), mais Icardi reste Icardi. Sur un centre bien dosé de Bernat, l’artilleur argentin a ajouté un nouveau but pour parachever une phase aller très, très propre (4-1, 84e)...


Thomas Tuchel(7) : Thomas Tuchel avait sorti l’artillerie lourde pour ce dernier match de l’année, et ses hommes lui ont bien rendu, avec une prestation emballante, juste avant les fêtes, dans ce 4-4-2 qui fait rêver tout les observateurs et cauchemarder tous les adversaires. Seul bémol de la soirée : les blessures, pour Abdou Diallo puis Thiago Silva, tous deux contraints à sortir. L’Allemand se serait bien passé de ce coaching forcé.


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