PSG - Bruges (1-0) : les notes des Parisiens, qualifiés sans briller

Ambre GodillonJournaliste Yahoo Sport

En arrachant sa quatrième victoire européenne face à Bruges (1-0), le Paris Saint-Germain a décroché sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Zoom sur les performances individuelles.

Keylor Navas (7) : Opposé à des attaquants plus entreprenants que réalistes, Navas a été très sollicité. Un arrêt pour se chauffer les gants (1e) et un soulagement sur une frappe d’Okereke juste à côté, où il semblait battu (6e), avant une belle sortie dans les pieds de l’attaquant (41e). Son double-arrêt dès le retour des vestiaires (49e) est une illustration de sa force sur sa ligne. A contrario, sa relance approximative entraîne l’action du penalty, qu’il arrête avec autorité (74e). Son 4e clean sheet européen avec le PSG.

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Presnel Kimpembe (4) : Cette fois, le jeune défenseur avait retrouvé son mentor et capitaine, mais cela ne s’est pas toujours senti. Parfois surpris par Dennis ou Okereke, décomplexés, il a pris la mesure de la situation, notamment dans les airs. Mais dans l’ensemble, sa prestation reste inégale.

Thiago Silva (5) : O Monstro était bien de retour et ça s’est vu. Toujours aussi calme, le capitaine du PSG a tempéré le jeu chaque fois que la défense tremblait, faisant comme toujours parler son sens du placement, de l’anticipation et son autorité. Enfin ça, c’était avant ce petit crochet terrible qui a coûté au PSG un penalty (75e), heureusement sans conséquence car sauvé par Navas. 

Colin Dagba (5) : L'international Espoir français a rendu une copie sérieuse mais frileuse. Trop bas, trop collé à sa ligne de touche dans les premières minutes, il est impliqué de façon heureuse sur l’ouverture du score suite à l’une de ses premières montées avec un centre raté devenu décisif pour Icardi (22e). Au retour du vestiaire, il s’est montré plus impliqué offensivement. Un poteau sortant sur une reprise dans un angle impossible (51e).

Juan Bernat (5) : Replacé sur ce côté gauche où ses repères sont si précieux, l’Espagnol a été fidèle à ses habitudes : courir en long en large et en travers pour tenter d’apporter le surnombre. Mais il a aussi laissé une drôle d’impression, comme timoré entre ses penchants offensifs naturels et son besoin de contenir les assauts intempestifs du puissant Dennis. Et s’il a souvent été pris à défaut dans son marquage, il a aussi souvent apporté offensivement pour abreuver Mbappé de ballons.

Marquinhos (5) : Du bon et du moins bon chez le vice-capitaine, qui a traversé de meilleures périodes depuis le début de saison, bien que ses changements de rôle fréquents prêtent à l’indulgence. Replacé devant la défense, le Brésilien a été actif dans ses interceptions, garant de l'équilibre parisien par sa position, mais parfois à contretemps dans ses interventions et son utilisation du ballon, comme sur ce dégagement raté qui a entraîné une situation chaude (31e).

Marco Verratti (6) : Actif à la récupération dès les premières minutes, le petit Hibou a d’abord éprouvé des difficultés, pris dans la nasse d’un milieu belge aussi compact qu’agressif. Mais il s’est ensuite distingué par ses petits tacles, ses prises de risques, et ses bonbons pour ressortir les ballons des petits espaces. Et forcément, par sa biscotte habituelle, aussi. Sorti à la 87e, remplacé par Pablo Sarabia.

Idrissa Gueye (4) : Absent au match aller et encore en reprise face à Dijon, le Sénégalais ne semble pas encore à 100%. Son impact s'est fait sentir à la récupération contre un adversaire qui attendait les Parisiens sur ce terrain-là. En revanche, il a été beaucoup plus discret dans l’animation.

Angel Di Maria (6) : Auteur d’un récital au match aller (et accessoirement de trois passes décisives), El Fideo a été replacé à droite face à Bruges, et a cette fois dû faire face à une grosse densité dans sa zone. Remuant, et souvent chargé par les Belges (il a subi 5 fautes), l’Argentin a pu faire ressortir un certain déchet, mais ses prises d’initiative étaient nécessaires dans ce moment où Paris cherchait la clé (pas moins de 5 tirs). Son face à face perdu en fin de première période (44e) illustre son manque de réussite sur ses piqués depuis quelques matches.

Mauro Icardi (7) : Buteur lors de ses 5 de ses 6 derniers matches, l’Argentin a de nouveau rempli sa part du contrat. Encore une fois, son sang-froid et son sens du placement lui ont permis de faire la loi dans les 16 derniers mètres, avec un but opportuniste sur une action un peu confuse (1-0, 22e). Sa bonne protection de balle et son jeu en déviation ont aussi assuré une continuité dans les offensives parisiennes, à l’image de cette talonnade qui met Di Maria en position de frappe (69e). Sorti à la 70e, remplacé par Edinson Cavani. 

Kylian Mbappé (6) : Après 4 matches consécutifs à torpiller toutes les défenses, Mbappé n’a pas su trouver la faille. Malgré un champ d’action restreint en première période dû à un marquage très strict sur son côté gauche, on a malgré tout senti que l’étincelle pouvait venir de ses pieds. Esseulé, parfois introuvable, il s’est adapté à la situation en bougeant, dans la largeur ou la profondeur, notamment pour combiner avec Verratti. Un Kylian Mbappé plus inspiré dans ses déviations et ses prises de balles, que prompt dans la finition. Du déchet dans ses dribbles, aussi. Quand on a son appétit, ce genre de match est frustrant. Sorti à la 82, remplacé par Julian Draxler.

Thomas Tuchel (6) : Après la désillusion face à Dijon, Tuchel alignait le onze type, avec des joueurs enfin à leur poste, et son choix de se passer de Cavani a été payant puisque Icardi a de nouveau fait des merveilles. Et si la difficulté du groupe parisien à se remobiliser face aux Belges en première mi-temps avait de quoi l’agacer sur le banc, on retiendra de meilleures intentions au retour du vestiaire. Les Parisiens n’ont pas brillé, mais l’essentiel a été assuré : la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions sans subir le moindre accroc défensif. 





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