Le PSG dos au mur en Ligue des champions féminine

Après deux contre-performances contre Chelsea puis le Real Madrid, le club de la capitale doit s'imposer face aux Albanaises de Vllaznia (mercredi, 18h45) pour conserver ses chances de qualification pour les quarts.

Troisième de son groupe derrière Chelsea et le Real Madrid, le PSG a manqué ses débuts en Ligue des champions. Ce mercredi soir, tout autre résultat qu'un succès compliquerait la tâche des Parisiennes, toujours prétendantes au titre. « Si on ne gagne pas demain (mercredi), c'est qu'on n'a rien à faire en quarts de finale », prévient Gérard Prêcheur, l'entraîneur du PSG.

Battues à domicile par Chelsea (0-1, le 20 octobre) puis tenues en échec par le Real Madrid une semaine plus tard (0-0), les Parisiennes ne cèdent pas encore à la panique. « On essaie de comprendre, il y a de la nouveauté, des filles qui viennent d'arriver, explique Sakina Karchaoui. Il faut encore travailler les automatismes. »

Il faudrait que ces derniers se matérialisent rapidement, car si elles possèdent la meilleure attaque en D1 (20 buts marqués en 8 matches, trois réalisations de plus que l'OL), les Parisiennes n'ont toujours pas marqué en C1. « On n'a aucun droit à l'erreur, on doit avoir la maîtrise du jeu et de notre destin, a averti l'entraîneur. On a beaucoup travaillé l'animation offensive, j'espère que cela suffira. »

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Avec 137 buts lors des cinq dernières saisons, Marie-Antoinette Katoto est devenue indispensable au PSG. Ce n'est pas pour rien que le club a mis toute son énergie pour prolonger son contrat jusqu'en 2025 avant la blessure de l'attaquante, le 14 juillet. « C'est un handicap, oui, reconnaît Karchaoui à propos de l'absence de sa coéquipière. Il y a eu un recrutement d'une attaquante (Berglind Björg Thorvaldsdottir), mais on ne s'en sert pas sur les matches. »

Prêcheur estime que l'Islandaise n'a « pas le niveau international » au contraire de Katoto « l'une des meilleures attaquantes du monde », dont le retour n'est pas attendu avant plusieurs mois. Pour le coach parisien, le recrutement d'une grande attaquante sera plus simple à réaliser si Paris se sort de la poule.

La réintégration d'Hamraoui se poursuitEn début de saison, Prêcheur avait justifié la mise à l'écart de Kheira Hamraoui en assurant que son profil ne lui convenait pas. N'ayant pas quitté le club lors du dernier mercato, elle a finalement réintégré à l'équipe. La milieu internationale (32 ans, 39 sélections, 3 buts), a disputé les trois derniers matches de Championnat avec Paris, dont deux comme titulaire.

« Elle a fait un bon match à Reims (2-0, le 29 octobre), sa rentrée était beaucoup plus difficile à Bordeaux (3-0, dimanche), souligne Prêcheur. Il faut qu'elle trouve le rythme. Elle a de la présence, un très bon toucher de balle, une bonne vision du jeu, un bon jeu long. À moi de m'adapter à ses caractéristiques et de créer le contexte pour qu'elle puisse s'exprimer ». Karchaoui n'a pas dissimulé son plaisir de voir son amie retrouver l'équipe : « C'est une pièce importante et forte du collectif, estime la latérale gauche. Elle apporte de la stabilité au milieu. »

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