PSG - Nantes (2-0) : les notes des Parisiens

Ambre GodillonJournaliste Yahoo Sport

Privés de match face à Monaco, les Parisiens se sont imposés sans vraiment trembler chez eux, face au FC Nantes (2-0). Zoom sur les performances individuelles.

Keylor Navas (8) - Depuis son match impérial du côté de Madrid, le portier adoré des supporters continue de faire honneur à son statut. Comme à son habitude, le Costaricien a diffusé sa sérénité dans cette attaque-défense aux allures de match piège. Il aura d’ailleurs fallu attendre la 27e pour qu’il touche le cuir de ses gants, sur une frappe non cadrée. Il a surtout su faire deux bons arrêts aux bons moments sur des frappes de Louza et Blas (57e, 90e) et une parade impériale à la dernière minute (92e) qui amorce même un contre dangereux. Pas grand chose à signaler pour le reste. Un soir sans histoire. 

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Thiago Silva (7) - Dans un fauteuil, le capitaine a fait parler son sens de l’anticipation pour annihiler toutes les tentatives nantaises et poser le jeu parisien. Toujours aussi sérieux et appliqué dans ses relances, le Brésilien continue de démontrer que cette saison sera celle où il fera taire les critiques.

Abdou Diallo (6) - Profitant de la suspension de Kimpembe pour retrouver le terrain après trois semaines au frais, l’ancien défenseur de Dortmund a d’ailleurs pris son registre : se projeter pour mieux relancer, chercher Kurzawa et Marquinhos plus haut… Une soirée où le sérieux et le calme du défenseur ont plaidé en sa faveur. 

Layvin Kurzawa (5) - Bernat mis au repos, Kurzawa a retrouvé son couloir gauche. Et après plusieurs sorties sans relief, l’international français avait forcément à cœur de se racheter. Son envie de démontrer s’est traduite par une grosse activité offensive sur son côté gauche, non sans un certain déchet, à l’image de ses centres, qui n’ont pas toujours trouvé preneur, ou de ses tentatives de dribbles. Davantage en difficulté défensivement en seconde période. Plus vaillant que brillant, il a eu le mérite d’afficher un bel état d’esprit.

Thomas Meunier (6) -  Très haut d’entrée de jeu, l’international belge n’a pas tardé à chercher Angel Di Maria pour animer son couloir. Tout au long de la rencontre, le latéral droit n’a jamais cessé d’abreuver les attaquants parisiens, en multipliant les centres et les renversements de jeu, tout en se montrant très impliqué dans le repli défensif, avec une réussite inégale. Encourageant pour la suite. 

Marquinhos (6) - Conforté par Tuchel en position de numéro 6, le Brésilien a de nouveau eu une activité démentielle. Avec des interceptions intéressantes, et pas moins de 12 récupérations, le n°5 a navigué entre les lignes pour opérer un pressing salvateur et chercher les espaces devant lui. Une véritable pierre angulaire pour le milieu parisien - qui plus est en l’absence de Marco Verratti.

Idrissa Gueye (5) - Décevant et à court de forme à Madrid, le Sénégalais avait l’occasion de se rattraper face aux Canaris, mais il confirme qu’il n’est pas dans la meilleure forme de sa saison, comme l’ont attesté son déchet technique et son influence limitée dans l’utilisation du ballon. Notons tout de même quelques ballons grattés en première période à son actif.

Julian Draxler (6) - Plus en vue lors de ses dernières sorties, l’Allemand continue d’enchaîner avec une troisième titularisation en Ligue 1, rendant à nouveau une copie plutôt encourageante. Comme face à Brest et Lille, il a tenté de distiller des passes lasers... Et de belles intentions défensives, pour celui qui est souvent critiqué pour sa nonchalance. Plus discret après le repos mais soyeux techniquement, comme toujours. Dommage que sa petite faute ait été sanctionnée par la VAR sur le but (refusé) de Neymar (40e). Remplacé par Sarabia (79e).

Angel Di Maria (6) - Plus besogneux que lumineux face à Madrid, on sentait que l’Argentin avait à cœur de montrer qu’il méritait le statut de joueur le plus décisif du PSG. Alors oui, Di Maria a torturé les défenseurs en multipliant les appels, les décalages lumineux et les enchaînements imprévisibles (son offrande de l’exter’ pour Kylian Mbappé sur l’ouverture du score est un modèle du genre), mais on l’a aussi senti éprouvé physiquement et techniquement (26 ballons perdus!). Peut-être parce qu’il est le joueur le plus utilisé par Tuchel cette saison. Sa talonnade géniale pour Cavani dans les arrêts de jeu méritait mieux.

Neymar Jr (6) - Sur le banc face aux Madrilènes, la star brésilienne a enfin pu démarrer un match avec son compère Mbappé. Disponible entre les lignes, elle a tout de suite aimanté les ballons dans la construction du jeu, orientant le jeu comme personne au sein d’une attaque très mobile. Mais comme d’habitude, il est difficile de noter Neymar tant il a tout montré : des dribbles de génie, des percées lumineuses dans la défense nantaise et des occasions empoisonnées. Mais aussi beaucoup de déchet, des coéquipiers oubliés dans la surface, et un zeste de nervosité quand les choses n’ont pas tourné dans son sens. On retiendra tout de même ce but refusé par la VAR (40e), cette ouverture parfaite pour Di Maria qui amène à l’ouverture du score et ce penalty tiré à deux reprises pour le break (2-0, 85e). Et surtout, ces décrochages intempestifs pour participer à la création du jeu et l’effort collectif qui témoignent de sa bonne volonté. Remplacé par Icardi (86e).

Kylian Mbappé (6) - De cette soirée, on retiendra que le champion du monde a été le premier buteur de la rencontre d’une superbe “Madjer” sur un caviar de Di Maria (1-0, 52e). Un but qui lui permet d’égaler le total du mythique Carlos Bianchi et d’entrer dans le top 10 des meilleurs buteurs de l’histoire du PSG, rien que ça. Pour le reste, sa soirée a été marquée par des maladresses dans le dernier geste et une fâcheuse tendance à dézoner. Remplacé par Icardi (79e).

Thomas Tuchel (6) - Le technicien allemand avait bien remanié son onze pour ce match de milieu de semaine, incorporant Diallo, Kurzawa, Draxler et surtout… Neymar. Dans une configuration d’attaque-défense, son équipe a affiché une certaine maîtrise mais a encore tendance à tomber dans un faux rythme. Mais l’essentiel est assuré puisque son PSG a été sorti de la galère par un but salvateur de Mbappé puis un penalty de Neymar. Toujours avec le soucis de ménager les temps de jeu et les ego dans son immuable 4-3-3, Tuchel a cette fois-ci laissé Neymar 90 minutes pour mieux sortir… Kylian Mbappé. Un coaching somme toute logique dans ce froid glacial.

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