PSG-OL — Les notes : 25 minutes et plus rien

Pas de surprise dimanche soir. L’OL a fait illusion une petite demi-heure au Parc des Princes, le temps que le PSG se mette en route. Du talent mais pas de plan B : l’OL a montré face au champion en titre l’exemple parfait de pourquoi il provoque une telle frustration chez ses supporters.

Était-ce le bon moment pour prendre Paris, encore en convalescence après sa terrible désillusion en Ligue des Champions ? Probablement, car les Parisiens ont mis longtemps à se mettre en route, et il y avait probablement la place pour Lyon d’en mettre deux ou trois sur la première demi-heure. Mais voilà, cette saison, tous les moments sont bons pour prendre l’OL. Et après 25 bonnes minutes, le soufflé est retombé, et l’OL a replongé dans ses travers habituels : marquage laxiste, manque de simplicité, de réalisme, de lucidité, mais surtout une incapacité totale à s’adapter à la réorganisation parisienne. De ce match, on ne retiendra pas grand chose, si ce n’est que cet OL a effectivement du talent, mais qu’il est incapable de l’imposer.

 

LES NOTES

Lopes (7) : Difficile d’en vouloir à Anthony Lopes, abandonné par sa défense sur les deux buts où il ne peut rien faire. Pour le reste, le Portugais a été précieux dans ses sorties et ses interventions, et a probablement permis à l’OL d’éviter une défaite plus large. Comme d’hab’ quoi.

Rafael (6) : Match habituel pour Rafael. Brillant offensivement et auteur d’une passe décisive avec cette déviation de la tête sur l’ouverture du score, le Brésilien a montré quelques lacunes défensives par moments qu’on lui excuse facilement tant son apport en attaque est précieux.

Diakhaby (4) : Le constat est toujours le même pour Mouctar Diakhaby. Monstrueux physiquement, le défenseur lyonnais a réussi l’exploit de neutraliser Cavani dans les airs, et aurait pu être une nouvelle fois buteur avec cette tête sur corner dégagée sur la ligne. Malheureusement, Diakhaby peine toujours autant dans le marquage et lorsque qu’il doit jouer au ballon, en témoigne les nombreuses relances approximatives et cette nouvelle glissade qui aurait pu offrir le but du K.O. aux Parisiens.

Mapou (4) : Mapou court après une place de titulaire, et difficile de dire s’il a marqué des points ce soir. Plutôt solide dans les duels, l’ancien Montpelliérain est coupable sur le deuxième but où il laisse Pastore centrer sans l’attaquer.

Morel (2) : Jusqu’ici, on aurait pu croire à une résurrection de Jeremy Morel, auteur de quelques matches très propres ces dernières semaines. Le match contre Paris a remis les choses en ordre : le latéral gauche lyonnais a pris un bouillon incroyable face à Serge Aurier, et a comme souvent été totalement invisible offensivement. L’OL a plus que jamais besoin d’un arrière gauche.


Gonalons (3) : Préféré à Lucas Tousart au milieu de terrain, Maxime Gonalons avait l’occasion de prouver qu’il pouvait encore tenir l’entrejeu lyonnais. Raté. Le capitaine lyonnais a certes récupéré quelques ballons, mais a surtout laissé tout le loisir à Pastore de se balader entre les lignes, ce qui, évidemment, a fini par coûter des buts. Pour le reste, Gonalons a trop monopolisé le ballon à la relance, à l’image de quelques dribbles inutiles et dangereux lorsque la simplicité s’imposait.


Tolisso (3) : Complètement cuit, voilà comment on pourrait résumer l’état de Corentin Tolisso ce soir. Visiblement épuisé après avoir joué 90 minutes contre la Roma, le numéro 8 des Gones a erré quasiment tout le match à la recherche du bon contrôle ou de la bonne passe, sans jamais la trouver. Vite, un peu de repos.

Valbuena (5) : Une nouvelle fois décisif sur corner, Mathieu Valbuena a été l’un des meilleurs lyonnais du match. Précieux par sa qualité dans les petits périmètres, l’ancien Marseillais aurait même pu être doublement décisif si la tête de Mouctar Diakhaby avait franchi la ligne. Remplacé par Rachid Ghezzal, qui a confirmé, encore et toujours, qu’il n’avait plus rien à faire sous le maillot de l’Olympique Lyonnais. Dribbles ratés, individualisme à en casser sa télé, choix absurdes : un véritable désastre.


Depay (2) : Que ce match fut douloureux pour Memphis Depay. Le Néerlandais a peut-être montré les limites de son jeu ce soir face à une grosse écurie. Constamment dans la tentative d’exploit personnel, Depay n’a jamais réussi à passer ou à délivrer une passe intéressante, et a croqué un face-à-face pourtant plutôt simple à conclure face à Kevin Trapp. Ce soir, il n’y absolument rien à sauver du match de l’ancien de United. Remplacé par Maxwel Cornet qui, comme toujours, a livré un festival de mauvais choix et de dribbles ratés.


Fekir (3) : Match très compliqué pour Nabil Fekir également. Très isolé en pointe, l’attaquant lyonnais n’est jamais parvenu à se défaire du pressing du milieu parisien. Sa technique et sa puissance physique ont été précieuses, mais face à un Rabiot qui lui met 10 centimètres dans la vue, Nabilon n’a jamais vraiment réussi à trouver la faille.

Lacazette (6) : Encore un but pour Alexandre Lacazette, en renard des surfaces au deuxième poteau sur corner. Toujours juste dans le jeu et ses décrochages, le buteur lyonnais a longtemps laissé espérer un exploit des Lyonnais avant de céder sa place sur blessure à l’heure de jeu. Entré à sa place, Sergi Darder a amené un peu de fluidité au jeu lyonnais, mais n’a jamais été suffisamment bien entouré pour pouvoir trouver de bonnes ouvertures.

Charly M. 

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