Le PSG s'offre Châteauroux sans briller

Revenue au score avant la pause, la Berrichonne de Châteauroux a longtemps cru pouvoir au moins pousser le PSG jusqu'à une prolongation, vendredi soir. Ce 32e de finale de Coupe de France a finalement basculé dans le dernier quart d'heure grâce à Soler et Bernat (1-3).

Ils attendaient de voir leurs poils se dresser depuis un paquet d'années et ne s'étaient plus déplacés en si grand nombre depuis la dernière décennie. Lassés par la situation d'un club relégable en National 1 et qui n'a plus gagné le moindre match de championnat depuis la mi-octobre, les supporters de la Berrichonne ne venaient plus dans le coin ces derniers temps et s'était avant tout pointés à Gaston-Petit, vendredi soir, pour voir le PSG cavaler. À l'honneur, au cœur et en acceptant de croire à l'exploit face à un leader de Ligue 1 remanié, Châteauroux, au contact jusqu'à un but de Soler dans le dernier quart d'heure et à un autre signé Bernat sur le gong, a longtemps cru vendredi soir qu'une nuit de fièvre était possible. Froids, les Parisiens ont finalement réussi à se construire un pont avec des miettes jusqu'au prochain tour.

La porte entrouverte

« Ne pas avoir peur d’avoir de l’ambition. » Au-dessus des différents micros posés sous son nez, Maxence Flachez n’a pas vacillé une seule seconde cette semaine au moment d’annoncer le thème du gueuleton royal organisé par sa Berrichonne, vendredi soir, dans un Gaston-Petit plein à ras bord, une première depuis 2004. Un 32e de Coupe de France devant plus se jouer que se subir, le coach castelroussin n’a pas changé d’avis à l’heure de débouler dans la nuit indrienne, non loin d’un Christophe Galtier, battu en finale lors de la dernière édition, qui a, de son côté, été contraint de faire le voyage dans le 36 sans la majorité de ses amulettes (Donnarumma, Hakimi, Kimpembe, Messi, Mendes, Mbappé, Neymar, Sanches, Verratti) et a choisi d’envoyer ses gosses (Gharbi, Zaïre-Emery, Bitshiabu) sur le gazon. Néanmoins, le PSG a malgré tout très vite eu le contrôle de la discussion, le milieu tenu par Vitinha, Gharbi et Zaïre-Emery s’amusant à multiplier les passes pour tenter de bouger les briques d’un bloc berrichon sérieux, qui a tout de même rapidement montré quelques failles dans sa gestion de la profondeur.

Hugo Ekitike n’a eu besoin que d’une vingtaine de secondes pour pousser Paul Delecroix à se salir le short et est venu convertir une douceur d’ouverture de Gharbi pour ouvrir le score (0-1, 13e). Piquée, la Berrichonne a d’abord résisté à deux autres fléchettes parisiennes - une de Mukiele non cadrée et une volée de Gharbi que Delecroix a parfaitement sorti - et s’est finalement rebiffée, Vitinha devant intervenir sur une frappe de Mexique. Puis, à huit minutes de la pause, l’explosion : une percussion côté gauche de Youssouf, un ballon glissé dans la surface à Nolan Roux, une frappe de Thio contrée par Bitshiabu (1-1, 37e). Une porte s’est entrouverte et Châteauroux, guidé par un Viltard tiré à quatre épingles, a alors cherché à la défoncer, Roux passant tout près d’un deuxième but sur un superbe enchaînement.

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