Tuchel, fini les excuses

PARIS SAINT-GERMAIN - Après un premier exercice contrasté, Thomas Tuchel entame sa deuxième saison parisienne et n’aura plus d’excuses. Le PSG doit avancer, progresser et ne plus se cacher derrière le VAR ou les blessures.

Thomas Tuchel (AFP)
Thomas Tuchel (AFP)

Antero Henrique, le VAR, les accidents, les blessures, l’effectif, la Chine, Neymar… Depuis son arrivée au Paris Saint-Germain a invoqué bon nombre d’excuses pour expliquer ses mauvais résultats. Pour être tout à fait exact, sa communication a commencé à se dégrader après l’élimination surprise en huitième de finale retour de Ligue des Champions face à Manchester United (1-3). Depuis cette humiliation, les débuts enchantés ont laissé place à un effroyable trou noir.

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L’Allemand avait gagné beaucoup de crédit grâce à ses cinq premiers mois parisiens, symbolisés par ce succès au Parc des Princes face à Liverpool, mais depuis, il a en a beaucoup perdu. D’abord en partant en guerre contre Antero Henrique (ex-directeur sportif du PSG). Sans défendre le Portugais, beaucoup d’entraîneurs aurait aimé avoir un tel effectif à disposition. À commencer par Ole Gunnar Solskjær, qui s’était présenté à Paris avec une équipe loin des standards habituels pour une formation qualifiée pour les phases à élimination directe de C1…

“On a perdu notre intensité après la trêve”

Ensuite, à cause d’une communication plus que douteuse… “C'était un accident. Et pour moi, c'était le premier”, avait déclaré l’ancien coach du BVB après United. “C'est difficile à expliquer (...) On a perdu notre intensité après la trêve, on a vécu beaucoup de semaines sans suffisamment de joueurs”, avait confié Tuchel après la défaite en finale de Coupe de France face à Rennes. “Tous les joueurs ne sont pas en capacité de livrer un match comme ça. C'est normal, en août, de ne pas jouer dans sa meilleure capacité physique”, avait confié après le nouvel échec des Parisiens face à Rennes en Ligue 1 le 19 août dernier…

Lorsque ce n’est pas le VAR, c’est les blessures, lorsque ce n’est pas les blessures, c’est la préparation, lorsque ce n’est pas la préparation c’est le dossier Neymar... Thomas Tuchel a toujours une bonne excuse pour invoquer les difficultés de son équipe. Défendre ses joueurs lorsque l’on est coach c’est bien, mais c’est aussi dangereux surtout quand les carences affichées sont connues depuis plusieurs saisons.

Le retour de Leonardo fragilise encore un peu plus Tuchel

La talent, l’expérience, la profondeur de banc. L’effectif parisien a tout sur le papier. Quel est le dénominateur commun de tous les échecs parisiens ? Le mental. Les joueurs parisiens manquent de rigueur au quotidien. Être prêt à livrer un combat tous les jours, sans se trouver des excuses. Si votre coach passe son temps à vous en trouver, pourquoi y remédier ? Comment expliquer par exemple l'absence de mise au vert la veille du match retour face à Man United ? Tuchel était le choix de Doha qui comptait sur lui pour amener cette mentalité à Paris. Suite à ce constat d’échec, le Qatar a décidé de faire revenir Leonardo pour remettre dans l’ordre dans la maison parisienne. Le retour du Brésilien fragilise encore un peu plus l’Allemand.

Si l’on pouvait craindre des frictions entre les deux hommes, le Brésilien et l’Allemand semblent cohabiter. Gueye, en passant par Neymar, Thomas Tuchel a tout ce qu’il souhaitait. Fini le temps des excuses, place au terrain. Lui seul ne triche jamais.

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