PSG : un banc en question...

Journaliste Yahoo Sport
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Deux matchs nuls consécutifs peuvent-ils faire une crise ? Pour tout club normalement constitué, la réponse est évidente et bien sûr négative mais au PSG, c’est bien connu, on ne fait rien comme ailleurs…Alors, attention : Bordeaux (2-2) et Strasbourg (1-1) doivent impérativement servir d’avertissements à certains avant le capital déplacement de Belgrade.

Moussa Diaby face à Strasbourg (1-1)
Moussa Diaby face à Strasbourg (1-1)

Deux points sur 6 possibles après en avoir engrangé 42 sur 42 ! C’est la terrible stat de décembre du PSG en 2018, largement digne de la légendaire « crise de novembre » des années pre-QSI. A croire qu’une fois le maintien assuré, Thiago Silva et ses partenaires se seraient inconsciemment relâchés. A moins que ça ne soit la conquête du prestigieux titre de « champion d’automne ». On plaisante bien sûr mais en même temps, les deux dernières prestations du PSG en Ligue 1 méritent qu’on s’attarde un peu sur leur contenu.

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Bousculés à Bordeaux dimanche dernier par une équipe girondine plutôt joueuse, les Parisiens ont cette fois-ci buté sur une équipe alsacienne ultra-regroupée et disciplinée. Mais dans ces deux contre-performances, le point commun est surtout à rechercher du côté du PSG. Nonchalants pendant 30 minutes au Matmut Atlantique, les hommes de Thomas Tuchel ont diffusé à la Meineau le même sentiment, cette fois pendant 45 minutes.

Nsoki loin de pouvoir inquiéter Bernat

Une décompression logique après l’intense prestation face à Liverpool ? Vu le onze largement remanié en Alsace (4 des titulaires face aux Reds seulement), l’excuse recevable en Gironde ne tient franchement plus. Et c’est d’ailleurs sur l’état d’esprit des remplaçants que les plus grosses interrogations pointent. Titularisé pour la seconde fois d’affilée, Nsoki a ainsi encore déçu (sorti à la mi-temps) et semble très loin de pouvoir suppléer le surprenant Juan Bernat, impeccable en Ligue des Champions. Même constat pour Diaby, transparent pendant ses 70 minutes passées sur le terrain. D’autres joueurs en quête de crédit, comme Rabiot ou Draxler, ont également peiné dans l’engagement ou la justesse technique.

Bref, après cette large revue d’effectif, un constat s’impose : si Thomas Tuchel peut désormais compter sur un 11 type identifié et capable du meilleur, derrière un fossé semble se dessiner avec des remplaçants incapables de bousculer cette hiérarchie et de booster ainsi les titulaires. Une véritable source d’inquiétude alors que se profile dans moins d’une semaine un match qui aura tout du combat face à l’Etoile Rouge de Belgrade. Une rencontre que le PSG pourrait très bien gagner à 11 mais aussi bien perdre à 13 ou 14 si les remplaçants ne se montrent pas beaucoup plus inspirés que lors de leur deux derniers matchs de Ligue 1.


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