Qatar, Corée du Nord, Grèce... Les pires équipes de l'histoire de la Coupe du monde

Le Qatar, pays organisateur de la Coupe du monde 2022, est éliminé par le Sénégal à l'issue de la 2e journée de la phase de groupes. (P. Lahalle/L'Équipe)

Le Qatar, éliminé dès la phase de groupes de la Coupe du monde, rejoint quelques autres mauvais élèves qui se sont eux aussi illustrés de triste manière, en quittant la compétition sans le moindre point au compteur.

Le Qatar (2022)La marche était beaucoup trop haute pour le pays organisateur de cette 22e édition de la Coupe du monde. Il n'a tout simplement pas pu rivaliser face à des adversaires bien supérieurs, et qui n'ont pas eu besoin de trop forcer leur talent pour assurer la victoire. Le Qatar, dirigé par l'Espagnol Félix Sanchez depuis juillet 2017, disputait le tout premier Mondial de son histoire, à domicile, et avec toutes les polémiques extra-sportives que l'on connaît. Ce qui n'a pas arrangé l'image de la 50e nation au classement FIFA.

Malgré une préparation de plusieurs mois sur le continent européen, notamment en Espagne, les « Al-Annabi » (les Bordeaux en français) n'ont jamais été au niveau. Leur bilan final : 3 matches, 3 défaites (0-2 contre l'Équateur, 1-3 face au Sénégal, 0-2 contre les Pays-Bas), un but inscrit, 7 encaissés. Et une élimination dès la phase de groupes (entérinée au soir de la 2e journée) pour le pays hôte, comme cela était déjà arrivé à l'Afrique du Sud en 2010.

lire aussi : Le Qatar, premier pays éliminé de la Coupe du monde 2022

La Corée du Nord (2010)Quarante-quatre ans après sa première participation à la compétition (éliminée en quarts par le Portugal, 5-3), la Corée du Nord retrouvait la Coupe du monde en Afrique du Sud, en 2010, pour la 2e fois de son histoire. Et elle a sombré. Battus d'une courte tête par le Brésil pour leurs débuts dans la compétition (1-2), les hommes de Kim Jong-hun se sont noyés quelques jours plus tard face au Portugal de Cristiano Ronaldo (0-7), encaissant au passage la plus large défaite de leur histoire.

Un dernier revers face à la Côte d'Ivoire (0-3) et « les Chollimas » (chevaux ailés) pouvaient rejoindre le pays la tête basse, sans le moindre point au compteur et avec une différence de buts de -11.

L'Arabie saoudite (2002)Rien ne laissait présager que les Faucons, qui ont régné en maître à partir des années 1980 sur le continent asiatique (3 victoires en Coupe d'Asie en 1984, 1988 et 1996 et finaliste de la Coupe des confédérations en 1992) jusqu'à ce premier mondial du XXIe siècle, tomberaient aussi bas à la Coupe du monde organisée au Japon et en Corée du Sud.

Leur préparation avant le début de la compétition avait pourtant vu les coéquipiers de Mohamed Al-Deayea, gardien emblématique et recordman de sélections (178), s'en sortir contre les futurs adversaires des Bleus dans le groupe A. Ils avaient ainsi battu tour à tour le Danemark (1-0) en février, l'Uruguay (3-2) en mars et le Sénégal (3-2) en mai. L'Arabie saoudite, qualifiée pour son 3e Mondial d'affilée, a pourtant échoué dès le premier tour et encaissé 12 buts en 3 matches, dont une sévère claque d'entrée contre l'Allemagne (0-8) de Miroslav Klose, auteur d'un triplé. Battus ensuite par le Cameroun (0-1) puis l'Eire (0-3), les protégés de Nasser al-Johar ont quitté la compétition sans avoir inscrit le moindre but.

La Grèce (1994)Le retour d'Alketas Panagoulias, dit « Alkis », à la tête de la sélection en 1992, plus de dix ans après l'avoir quittée, semblait avoir donné des ailes à la Grèce. Le technicien s'était d'ailleurs montré particulièrement confiant avant d'affronter l'Argentine de Diego Maradona pour la première participation de la sélection à une Coupe du monde, prédisant « une finale de rêve entre le Brésil et la Grèce ».

Mais son équipe a vite montré ses limites en s'inclinant lourdement contre l'Albiceleste (0-4, le 21 juin, avec un but de Maradona). Après une nouvelle déroute contre la Bulgarie (0-4, le 26 juin), le coach a revu ses ambitions à la baisse et confié : « Notre principal objectif sera de marquer un but contre le Nigeria ». Raté (0-2). Avec 3 défaites en autant de matches, 10 buts encaissés pour aucun marqué, la Grèce rentrait à la maison avec le pire bilan de l'époque pour une équipe européenne en Coupe du monde.

Le Salvador (1982)Pour sa 2e participation à une Coupe du monde (après 1970), « La Selecta » ne s'imaginait certainement pas vivre pareille correction (1-10) face à la Hongrie. La plus lourde défaite de l'histoire de la compétition. Un triste record qui tient toujours, 40 ans plus tard. Luis Ramirez Zapata a eu beau inscrire le premier but salvadorien dans un Mondial, la claque a été violente.

Une autre défaite contre la Belgique (0-1) et une dernière face à l'Argentine (0-2) et le Salvador était renvoyé chez lui avec, là aussi, un zéro pointé au niveau du nombre de points marqués.

lire aussi : Toute l'actualité sur la Coupe du monde 2022