Le Qatar ne demandera pas le statut marital des femmes pour les soigner

Selon les lois du Qatar, les relations sexuelles hors mariage sont passibles de peines allant jusqu'à sept ans d'emprisonnement. (H. Jean Marie/L'Équipe)

Jeudi, les organisateurs de la Coupe du monde au Qatar (20 novembre-18 décembre) ont affirmé que les services de santé ne demanderont pas aux femmes ayant besoin d'un traitement leur statut marital.

Les organisateurs l'ont annoncé jeudi : les services de santé du Qatar ne demanderont pas aux femmes ayant besoin d'un traitement médical pendant la Coupe du monde (20 novembre-18 décembre) si elles sont « mariées ou non », dans un pays où les relations sexuelles hors mariage sont interdites. Selon la législation qatarie, elles sont passibles de peines allant jusqu'à sept ans d'emprisonnement.


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« On ne demandera pas aux personnes si elles sont mariées ou non, leur sexe, leur nationalité ou leur religion. On leur posera des questions sur leur état de santé et pas leur situation personnelle », a indiqué le porte-parole chargé des questions de santé au sein du comité d'organisation, Youssef Al-Maslamani, lors d'une conférence de presse à Doha.

Dans leurs conseils aux voyageurs, certaines ambassades préconisent tout de même un certificat de mariage pour les femmes enceintes au cas où elles auraient besoin de soins médicaux pendant leur séjour au Qatar.


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