Le Qatar refuse la création d'un fonds d'indemnisation pour les travailleurs migrants de la Coupe du monde

La Coupe du monde au Qatar commence dans moins de trois semaines. (F. Faugère/L'Équipe)

Le ministre du Travail qatari a annoncé mercredi à l'AFP que le pays hôte de la prochaine Coupe du monde ne financerait pas de fonds d'indemnisation pour les ouvriers ayant travaillé sur les chantiers.

À moins de trois semaines de la prochaine Coupe du monde au Qatar (20 novembre - 18 décembre), le ministre du Travail qatari Ali Ben Samikh Al-Marri a indiqué mercredi à l'AFP qu'il s'opposait à la création d'un fonds d'indemnisation pour les travailleurs étrangers. Plusieurs ONG, dont Amnesty International, et fédérations, dont la FFF, s'étaient déjà prononcées en faveur de la mise en place d'un tel fonds, notamment pour indemniser les familles des ouvriers décédés sur les chantiers des stades.


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« Chaque mort est une tragédie mais il n'y a pas de critères pour établir ce fonds. Où sont les victimes ? Avez-vous les noms ? » s'est défendu le ministre qatari, rappelant qu'un fonds avait déjà été mis en place en 2018 pour les travailleurs ne percevant pas leur salaire et que des demandes datant de plus de 10 ans étaient encore prises en compte par le pays.


Des accusations de racisme

Ali Ben Samikh Al-Marri a également préféré parler d'un « coup de communication » de la part de ces ONG, regrettant une volonté de « discréditer le Qatar avec des affirmations délibérément trompeuses ». Il est même allé jusqu'à parler de racisme pour justifier le comportement de ces organisations et de certains pays, assurant qu'ils ne voulaient « pas permettre à un petit pays, un pays arabe, un pays musulman d'organiser la Coupe du monde ».