Les réactions des relayeurs français après la troisième place des Bleus à Ruhpolding

Quentin Fillon Maillet, Eric Perrot, Antonin Guigonnat et Fabien Claude ont pris la troisième place du relais de Ruhpolding, remporté par la Norvège de Johannes Boe.

Éric Perrot (1er relayeur, 0 faute) : « J'ai vraiment pris plaisir. Qu'on me mette sur un premier relais, je trouve ça génial. J'ai couru ma boucle en étant très focus, je savais ce que j'avais à faire au niveau du tir, au niveau du ski, donc je n'ai pas fait d'excès, j'ai juste fait le biathlon que je sais faire et je l'ai exécuté de A à Z. Je suis super content de réaliser un biathlon à la hauteur de ce que je sais faire. »

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Quentin Fillon Maillet (2e relayeur, une pioche) : « Le relais est un format court et je préfère des formats un peu plus longs. Ce format dynamique ne me convient pas toujours et en n'ayant pas la meilleure forme de ma carrière, c'est sûr que ça ne fait pas d'écart. Ce type de course étant plutôt électrique, j'ai envie d'aborder les tirs en essayant d'avoir du relâchement, chose que j'ai plutôt bien faite au couché. Debout, j'ai peut-être un peu trop attaqué. Je suis globalement satisfait, j'avais envie de produire de belles choses sur le tir, car c'est là que ça fait le plus gros écart. Or, c'est le format où il y a presque plus d'erreurs, parce qu'on sait qu'il y a des pioches, la faute coûte moins cher et finalement on fait beaucoup de pénalités sur ces formats-là. Je trouve que la France a beaucoup à gagner là-dessus et à faire des tirs qui ressemblent plus à des courses individuelles. »

Antonin Guigonnat (3e relayeur, 3 pioches, 1 tour de pénalité) : « J'étais nerveux. Dans mon plan de course, je n'avais pas assez considéré le fait d'arriver en tête comme ça. Je ne suis pas trop du genre à me faire des plans, mais j'avais le sentiment que la Norvège serait un peu devant. Finalement, je n'étais pas forcément prêt pour ce statut de chassé. Il y avait de la nervosité. Pas forcément les jambes qui tremblent comme ça peut arriver des fois, mais juste assez pour rater trop de balles et aller sur l'anneau de pénalité. »

Fabien Claude (4e relayeur, 3 pioches) : « J'avais des craintes à propos de mon dos, mais on a bien bossé dessus. J'ai eu mal à l'échauffement, ensuite on a bien bétonné pour essayer de soulager tout ça. J'ai l'impression que, du premier au dernier tour, c'était pareil. C'était une douleur à trois sur dix alors qu'à la fin de l'Individuel, c'était pas loin de huit. Si ça reste comme ça, je peux largement courir et être performant. Côté tir, au couché, j'ai senti de la nervosité, j'ai eu du mal à bloquer mes balles. Ça s'est mal déroulé. Ensuite, je fais un beau debout, je prends le temps de bien m'installer, car je sais que j'ai de la marge sur derrière. »

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