Le Racing 92 l'emporte in extremis face à Castres en ouverture du Top 14

Auteur d'une fin de match inspirée, le demi de mêlée remplaçant Teddy Iribaren a été l'un des principaux artisans du succès francilien. (E. Garnier/L'Équipe)

Succès au forceps des Franciliens (25-19) sur leur terrain, samedi après-midi, devant des Castrais qui repartent de La Défense avec zéro point au classement.

Le match : 25-19

Au terme d'une rencontre incertaine jusqu'au bout, match d'ouverture du Top 14 très enlevé et disputé sur un bon rythme sur la pelouse artificielle de La Défense Arena, les Racingmen sont parvenus in extremis à l'emporter d'un essai éclair initié par l'ailier Benmegal et conclu par le centre Klemenczak, en coin, trois minutes avant la fin, réduisant ainsi à néant les espoirs castrais de ramener au moins un point de leur premier déplacement.

À l'issue d'un round d'observation qui dura une vingtaine de minutes et vit les Castrais bonifier par le pied de Julien Dumora (3-9) leur domination territoriale et quelques éclairs, les Racingmen firent parler leur talent. Ils inscrivirent deux essais ambitieux (26e par Ibrahim Diallo et 32e par Cedate Gomes Sa), l'un né d'une relance de 80 m et l'autre d'une série de passes. Ils auraient pu en marquer un troisième (40e) juste avant la pause, qu'ils atteignirent légèrement en tête (15-12), un court avantage qui faisait l'affaire des Castrais, en embuscade.

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En seconde période, après une série infructueuse de temps forts franciliens (52e-55e), les Tarnais s'enhardirent et, derrière une contre-attaque, trouvèrent l'espace par une longue passe sautée de leur jeune ouvreur Le Brun dans lequel s'engouffra Filipo Nakosi (56e) afin d'inscrire l'essai qui replaçait son équipe en tête (15-19). Un coup de patte de Teddy Iribaren (66e) - malgré deux échecs (51e, 70e) - et un magnifique essai dans la foulée d'une relance de son jeune ailier Enzo Benmegal (18 ans) remirent le Racing 92 devant au score, avant que d'une transformation en coin, ce même Iribaren ne privefinalement les Castrais du bonus défensif.

56

Le nombre de minutes que les Castrais, premiers au classement à l'issue de la saison dernière, attendirent avant d'inscrire leur unique essai.

Le joueur : l'insaisissable Santiago Arata

Révélé lors du mondial 2919 au Japon au sein de l'équipe d'Uruguay, le demi de mêlée castrais a multiplié les percées, les actions d'envergure, annihilant les plaquages franciliens d'un coup de hanche ou d'une accélération. Inspirateur d'une équipe tarnaise tournée vers l'offensive, Santiago Arata (29 ans, 45 sélections depuis 2016) a, par ses initiatives tranchantes, surclassé ses deux vis-à-vis, Nolann Le Garrec puis Teddy Iribaren. Mais ses coéquipiers ne surent pas toujours se mettre au diapason.