Rafael Nadal en finale à Roland-Garros après l'abandon d'Alexander Zverev, blessé à une cheville

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(N. Luttiau/L'Équipe)
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Alors que Rafael Nadal, qui avait remporté le premier set, et Alexander Zverev s'apprêtaient à disputer leur deuxième tie-break (7-6, 6-6), l'Allemand s'est blessé à la cheville droite et a dû abandonner. Nadal disputera donc sa 14e finale à Roland-Garros.

Alexander Zverev à terre, hurlant de douleur, l'image est terrible. Terrible parce que la douleur de l'Allemand est palpable pour tous les spectateurs du court Philippe-Chatrier qui l'ont vu lourdement chuter après s'être tordu la cheville droite.

Terrible parce qu'elle mettait également fin à un match absolument titanesque qui, au bout de trois heures de jeu, n'avait pas encore vu la fin de son deuxième set. Rentré aux vestiaires pour faire examiner sa cheville, l'Allemand est revenu sur le court quelques minutes plus tard et le doute n'était plus permis. Appuyé sur des béquilles, incapable de poser son pied droit au sol, il était accompagné par Rafael Nadal jusqu'à la chaise d'arbitre afin de serrer la main du juge du match et faire une dernière accolade, les yeux emplis de larmes, à l'Espagnol. Grande classe dans ce moment de détresse.

Nadal à propos de Zverev

« Je suis très triste pour lui. Il faisait un très bon tournoi. Je sais à quel point il se bat pour remporter un titre du Grand Chelem. Il y arrivera, et plus d'une fois. »

Forcément déçu malgré la victoire, Nadal n'a pas voulu aborder sa qualification pour la finale de Roland-Garros et s'est limité à parler de son malheureux adversaire. « Je suis très triste pour lui. Il faisait un très bon tournoi. Je sais à quel point il se bat pour remporter un titre du Grand Chelem. Il y arrivera, et plus d'une fois. Quand il joue à ce niveau, il est un des plus grands challenges sur le circuit. Je lui souhaite le meilleur et bon rétablissement. »

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En parlant de challenge, Nadal savait très bien de quoi il parlait car avant ce tragique arrêt : le match était d'une intensité folle. Sous le toit fermé du central de Roland-Garros et dans un air saturé d'humidité, Zverev avait pris le meilleur des départs. Il jouait le plomb quand l'Espagnol faisait ses 36 ans. Nadal était même dominé dans l'échange (15 points gagnés sur les rallyes de plus de 9 coups pour Zverev contre 6 pour Nadal) et ne parvenait pas à repousser les assauts du natif d'Hambourg . Pire, il donnait l'impression de ne faire que renvoyer la balle. Du haut de son mètre 98, Zverev n'était pas gêné par le lift de son adversaire. Malgré le soutien inconditionnel du public, le joueur de Manacor était à la peine. Depuis le début de la quinzaine, on ne l'avait jamais vu transpirer autant. Même son short était tellement trempé qu'il finissait par ne plus prendre de balle dans sa poche.

Un petit miracle pour Nadal dans le premier set

Mais il était dit que la journée ne serait pas bonne pour Zverev, qui concédait un débreak au terme d'un jeu de 7 minutes. Un jeu où il faisait des fautes grossières, dont un coup droit où sa raquette lui échappait, et qui permettait à Nadal de revenir à 3-4, puis 4-4. Les deux hommes poussaient la lutte jusqu'au tie-break. Zverev s'y détachait 6-2 avant de retomber dans ses travers et de voir Nadal l'emporter sur un énorme passing de coup droit. Ce dernier était devant et c'était un petit miracle.

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Un deuxième set devenu un combat physique

Le deuxième set débutait sur des bases toujours aussi élevées. Après un échange de breaks, le combat prenait une grosse dimension physique. Le joueur entraîné par Carlos Moya était le premier à en ressentir le coup en concédant un break après un jeu de 7'45 (le deuxième d'affilée à dépasser les 7 minutes). Zverev menait alors 4-2. Mais encore une fois, l'homme aux 13 Roland-Garros n'a jamais renoncé. Sur un point, il faisait faire un terrible gauche-droite à son adversaire, avant de le torturer par deux enchaînements amortie-lob.

Usé, l'Allemand cédait le jeu sur sa cinquième double faute (4-3). Mais Nadal ne parvenait pas à capitaliser sur ce break et sa 24e faute directe redonnait l'avantage à Zverev (5-3). Mais le joueur de 25 ans allait alors faire un jeu horrible avec pas moins de trois doubles fautes alors qu'il servait pour revenir à un set partout. Incapables de se détacher, les deux hommes allaient disputer un nouveau tie-break. Avant que tout ne s'arrête sur une mauvaise glissade.

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