Rafael Nadal : « Je suis heureux d'être sur le circuit à nouveau »

Rafael Nadal ce mardi à l'Accor Arena (A. Réau/L'Équipe)

Trois semaines après la naissance de son fils, Rafael Nadal, absent du circuit depuis sa défaite en huitième de finale de l'US Open (face à Tiafoe), attaque le Rolex Paris Masters ce mercredi avec l'objectif de bien terminer la saison dans des conditions de jeu qui ne lui ont jamais trop réussi.

« Comment vivez-vous ce retour à la compétition à Paris cette semaine ?
Bien, je suis heureux d'être sur le circuit à nouveau. Ça faisait longtemps. Je n'ai pas été en mesure de jouer des matches ces cinq dernières semaines. C'est toujours agréable de revenir dans une ville dont tout le monde connaît l'importance pour moi, même si ce n'est pas dans ce tournoi que j'ai connu beaucoup de choses positives durant ma carrière. Mais comme toujours, je suis très impatient de retrouver la compétition.


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Cela a-t-il été plus difficile que d'habitude de quitter votre domicile en laissant votre bébé derrière vous ?
C'est une approche différente par rapport à l'habitude. Mais c'est toujours dur de quitter la maison. C'est assez intéressant de voir qu'après deux ou trois semaines, le fait de laisser votre fils à la maison et de ne plus pouvoir le voir, alors qu'on se connaît encore à peine, il vous manque déjà. C'est une nouvelle expérience. Tous les changements sont difficiles dans la vie mais en même temps, on a la chance aujourd'hui, avec les technologies, de pouvoir faire des appels vidéo tout le temps et ça aide beaucoup.

Vous avez joué à Bercy la finale du tournoi en 2007 contre David Nalbandian. Désormais, vous êtes confronté à une génération totalement nouvelle et pourtant, vous êtes encore en course pour la place de n° 1 mondial. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Je suis fier de tout ce que j'ai accompli pour être encore là en 2022. Ça veut dire que j'ai réussi beaucoup de bonnes choses, pas seulement dans ma vie mais aussi dans ma carrière de joueur de tennis. Garder la passion, l'amour du jeu, l'esprit de combat chaque jour, à chaque entraînement, c'est une fierté. J'espère prendre autant de plaisir dans les deux derniers tournois de la saison.


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Comment vous sentez-vous physiquement après une saison où les blessures ne vous ont pas épargné ?
Je ne sais pas, on verra comment je réagis en compétition. Pour tous les corps comme le mien, il est facile de savoir comment ils se sentent après plusieurs tournois d'affilée. Mais quand vous revenez après une longue période sans compétition, c'est difficile de savoir comment vous allez vous comporter, comment votre corps va répondre. Le niveau du circuit, c'est différent de la somme d'entraînements que je peux accumuler à la maison. Il est vrai que cette année a été incroyable en termes de résultats, mais en même temps elle a été dure en termes de blessures. Mais je suis heureux d'être ici pour donner le meilleur de moi-même et accepter les choses telles qu'elles viennent. On verra demain.

Les conditions plus rapides vous conviennent-elles ?
Je les aime à partir du moment où je joue bien. Sur à peu près toutes les surfaces, si je ne joue pas bien, je ne les apprécie pas. C'est difficile, voire impossible, surtout sur ce genre de surface, si je ne joue pas bien. Parce qu'il faut être en confiance, agressif, bien servir. Jouer sur ce genre de surface après une longue coupure, c'est ce qu'il y a de plus dur pour moi. Il faut avoir des automatismes au contraire de la terre battue qui vous laisse plus de temps pour vous adapter. J'ai beaucoup amélioré mon tennis sur ces surfaces ces dernières années, alors pourquoi pas bien jouer ? Prenons jour après jour.

La place de n° 1 mondial est toujours à votre portée d'ici la fin de saison, cela change-t-il quelque chose pour vous ?
Pour être clair, je ne vise pas la première place. C'est un point qui vous intéresse mais je ne me bats plus pour être numéro 1. Je l'ai fait pas le passé, j'ai atteint cet objectif à plusieurs reprises durant ma carrière, ce dont je suis fier, mais comme je le dis souvent, je suis à un stade de ma carrière où je ne me bats plus que pour être compétitif dans chaque tournoi que je dispute. »


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