Pour Rafael Nadal « peu importe la manière », l'essentiel était de franchir le premier tour de l'Open d'Australie

Seule la victoire était importante pour Rafael Nadal. (H. McKay/Reuters)

Rafael Nadal n'a pas été brillant face à Jack Draper (7-5, 2-6, 6-4, 6-1), mais l'Espagnol ne recherchait pas le beau jeu, seule la victoire comptait au premier tour de l'Open d'Australie.

« Comment évaluez-vous votre performance face à un adversaire en pleine progression ?
Bonne. J'avais besoin d'une victoire et c'est le plus important. Peu importe la manière, le plus important était la victoire. Je l'avais déjà dit, mais jouer Jack (Draper) était un des premiers tours les plus difficiles possibles pour une tête de série. Je savais que tout ne serait pas parfait et ça ne l'a pas été. Mais pour le battre, il me fallait atteindre un certain niveau de jeu et je pense y être arrivé. Donc je me satisfais de cette victoire qui m'offre la chance de jouer un autre match ici. Je reconnais que j'ai fait beaucoup de fautes. J'ai assez d'humilité pour reconnaître que j'ai eu des hauts et des bas durant le match. C'est ce qui arrive quand vous n'êtes pas dans la dynamique de la gagne. Il faut l'accepter, en faire quelque chose de positif et continuer à travailler. C'est ce que j'ai fait ces dernières semaines, quand je ne gagnais pas.

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Qu'avez-vous pensé de Jack Draper dans ce qui était votre première confrontation ?
Il ne m'a pas impressionné car je savais qu'il pouvait jouer à ce niveau. C'est un très bon joueur. Attention, ne dites pas qu'il n'est pas impressionnant, ce n'est pas ce que je voulais dire (rires), mais c'est que je ne découvrais pas son niveau. J'avais déjà dit qu'il avait beaucoup de potentiel. Un grand futur s'offre à lui, je pense. Le match a été dur et j'ai beaucoup de respect pour lui. Je lui souhaite le meilleur avenir.

C'est le premier Grand Chelem que vous disputez en étant père. Est-ce une source supplémentaire de motivation ?
Non. Enfin, je veux dire que j'ai toujours été très motivé sur tous les tournois que j'ai disputés. Mon approche de la compétition n'a pas changé depuis que je suis père. Franchement, je pourrais vous dire le contraire et ça ferait une belle histoire à raconter, mais ce n'est pas le cas. Je profite de voir la famille s'être agrandie. J'ai toujours aimé les enfants et pouvoir vivre ces moments, c'est merveilleux. Mais en termes de compétition, ça ne change rien, ça n'a aucun impact. À la limite, ça aurait pu avoir un impact négatif si j'avais été ici un mois et qu'ils n'avaient pas pu être avec moi. Là, vous ne savez pas comment vous allez réagir. En général, j'accepte les changements qui interviennent dans ma vie. On ne sait jamais comment on va réagir ou s'adapter. Je ne sais pas comment je réagirais si le bébé n'était pas avec moi un mois durant. Peut-être qu'après trois semaines il me manquerait au point que j'en perdrais un peu de concentration. Je ne suis pas certain de pouvoir relever ce défi, donc je suis très heureux que ma femme ait accepté de venir ici (sourire) ».

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