Rafael Nadal, qualifié pour la finale de Roland-Garros : « Le premier set, honnêtement, ç'a tenu du miracle »

Rafael Nadal s'est qualifié pour sa 14e finale de Roland-Garros, après l'abandon d'Alexander Zverev. (N. Luttiau/L'Équipe)

Conscient d'avoir remporté la première manche contre le cours du jeu, absolument désolé de la blessure d'Alexander Zverev, Rafael Nadal vit néanmoins un rêve avec cette quatorzième finale de Roland-Garros qui l'attend dimanche.

« Vos premières impressions après cette fin de match totalement inattendue ?
Ce n'est pas facile de parler de ce qui vient de se passer. J'espère surtout que ce ne sera pas trop grave pour lui. J'espère que ce sera l'entorse ''normale'' et qu'il n'a rien de cassé.

Jusqu'à cette blessure, c'était un combat très intense...
Oui, ça a été très, très dur. Il a commencé de façon exceptionnelle. Je sais ce que ça représente pour lui de se battre pour son premier titre du Grand Chelem. On est collègues, on s'est entraîné ensemble très souvent... Pour moi, c'est un rêve d'être à nouveau en finale de Roland-Garros mais bien sûr, ce n'est pas de cette façon que j'aurais voulu y parvenir. Je suis tellement désolé pour lui.

« Les spécialistes de terre n'aiment pas quand il fait lourd comme ça, parce que contrairement aux idées reçues, ça avantage plutôt ceux qui jouent à plat »

Le court paraissait particulièrement lent, non ?
C'étaient les conditions les plus lentes rencontrées ici depuis très longtemps, parce que l'air était extrêmement humide ce (vendredi) après-midi et ça, plus le toit fermé, ça rendait la balle super grosse et la difficulté de produire du lift très grande. Ce n'était vraiment pas idéal pour moi car mon jeu perd en impact dans ces conditions. Que je gagne le premier set, honnêtement ç'a tenu du miracle. Mais je me suis battu, toujours en train de chercher des solutions.

La lenteur rendait la tâche plus simple pour lui ?
Oui parce que je ne pouvais presque pas le sortir du court. Ma balle ne giclait pas assez, ne rebondissait pas assez haut, ne créait pas assez de dommages. Les spécialistes de terre n'aiment pas quand il fait lourd comme ça, parce que contrairement aux idées reçues, ça avantage plutôt ceux qui jouent à plat. Et Sascha arrivait à frapper très proprement. Alors il y a eu beaucoup de moments dans ce match où il s'agissait pour moi de survivre...

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Qu'est-ce qui vous surprend le plus : vous retrouver en finale ici, ou ce qui s'est passé à l'Open d'Australie en début d'année ?
Je dirais l'Australie. Parce que je revenais d'une très longue absence et puis parce qu'ici, j'ai quand même gagné plus souvent.

Si vous pouvez choisir, maintenant, entre gagner la finale dimanche, ou avoir un pied gauche tout neuf, vous prenez quelle option ?
Je préfère perdre la finale et à avoir un nouveau pied qui me permettrait d'être heureux au quotidien. Gagner, c'est super, ça te remplit d'une joie momentanée. Mais la vie continue et c'est le plus important. J'ai une vie qui attend après et j'aimerais pouvoir y faire du sport amateur avec mes amis... »

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