Rafael Nadal remporte son combat contre Novak Djokovic et rejoint les demi-finales à Roland-Garros

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Rafael Nadal remporte son combat contre Novak Djokovic et rejoint les demi-finales à Roland-Garros
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Au terme d'un match qui a tenu toutes ses promesses, Rafael Nadal a pris le dessus sur Novak Djokovic, tenant du titre et n°1 mondial, en quarts de finale de Roland-Garros en quatre sets (6-2, 4-6, 6-2, 7-6 [4]) après un combat de 4h12 fini mercredi matin à 1h15. L'Espagnol affrontera Alexander Zverev en demi-finales.

La guerre des dieux a bien eu lieu. On ne sait plus si l'on doit être surpris, avec les deux extraterrestres que sont Rafael Nadal et Novak Djokovic. Les deux hommes nous ont tant habitués à l'extraordinaire que l'usage des superlatifs a presque quelque chose de vain, pour évoquer leurs affrontements. Le plus dingue, finalement, c'est qu'ils arrivent encore à inventer de nouveaux scénarios alors qu'ils en étaient, dans cette fraîche et opaque nuit parisienne, au 59e acte de leur mano a mano.

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Rares sont les spectateurs du Chatrier qui sont partis avec le dernier métro, et ils étaient donc presque tous là pour voir Nadal lever les bras au ciel sur sa terre bénie de la Porte d'Auteuil, après un ultime revers gagnant, au terme d'un match de 4h12 qui fut un nouveau sommet d'intensité et de dramaturgie.

On craignait avant la rencontre que la fraîcheur et l'humidité nocturnes ne ralentissent le jeu au détriment du Majorquin ? Tout le milieu voyait « Nole » gros comme une maison ? Nadal lui-même se voyait clairement outsider pour la deuxième fois seulement en neuf confrontations avec le Serbe sur l'ocre parisien ? Tous les pronostics ont très vite volé en éclats.

Pendant la première heure, les retours de Nadal étaient d'une profondeur démoniaque et son revers d'une solidité désarmante

Le ton a été donné dès le deuxième point, un rallye de 22 échanges que Djokovic perdit malgré quelques coups de défense hors norme. Le n°1 mondial a su, dès lors, qu'il lui faudrait livrer une bataille homérique pour poursuivre sa quête d'un 21e Grand Chelem, à l'image d'un premier jeu qui a duré dix minutes.

Car pendant plus d'une heure, Nadal ne s'est pas contenté de tutoyer l'Olympe, il l'a carrément survolé. Oublié, ce pied gauche blessé à tout jamais et qui l'avait fait tant souffrir à Rome. Oublié, le niveau inconstant proposé dans un premier temps contre Félix Auger-Aliassime au tour précédent. Le Nadal des grands jours était de retour.

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Avec son coup droit qui tourne plus vite et qui va plus vite que tout le monde, il prenait la direction des échanges. Ses retours étaient d'une profondeur démoniaque et son revers d'une solidité désarmante. Djokovic n'était pas mauvais, juste un peu inconstant, notamment au service (48 % de premières balles au 1er set), et surtout terriblement impuissant face à cette balle qui revenait sans cesse, où qu'il joue, quoi qu'il fasse.

Après une heure et quart, cela faisait 6-2, 3-0, double break pour l'Espagnol, qui présentait une feuille de stats immaculée, avec 21 coups gagnants pour seulement 7 fautes directes. Mais le combat était bien plus intense que ne le laissait penser le score, à l'image du premier jeu de la seconde manche, long de 16 minutes et au cours duquel le Serbe sauva 6 balles de break avant de céder sa mise en jeu. Et il a donc suffi d'une légère baisse de régime du Majorquin pour que la rencontre change totalement de physionomie.

Djokovic frustré

Le carrosse qui transportait Nadal vers le dernier carré n'est pas subitement devenu citrouille, mais sa balle a commencé à faire moins mal, ses balles commençaient à retomber du mauvais côté des lignes et Djokovic le sentit, en prédateur impitoyable qu'il est. Il débreaka une première fois puis une deuxième à l'issue d'un jeu monumental de 18 minutes.

C'était lui, désormais, qui conduisait le rouleau compresseur et c'est presque sans surprise qu'il s'adjugeait la deuxième manche (6-4) sur un Chatrier électrique, qui obligea l'arbitre à demander au public de « laisser les annonces aux juges de ligne » ou encore de ne pas se manifester « pendant les points et entre les services ».

Crépuscule du dieu Nadal, qui avait lâché une phrase mystérieuse deux jours auparavant, laissant entendre qu'il s'agissait peut-être de son dernier match à Roland ? Que nenni. L'homme aux 13 Grands Chelems parisiens breaka blanc d'entrée et s'envola à nouveau, profitant à son tour d'un vrai coup de mou de Nole. Le niveau redevenait humain, avec des hauts et des bas de part et d'autre. Une grosse faute en coup droit du n°1 mondial donnait la troisième manche à l'Espagnol (6-2).

Le Serbe était frustré et il frappait le filet avec sa raquette après une volée manquée. Mais cela ne l'empêchait pas de faire le break une poignée de points plus tard, sur un revers court croisé de Nadal qui trouvait un angle irréel mais qui sortait de quelques millimètres (2-0).

On se dirigeait tranquillement vers une cinquième manche, malgré les « Rafa, Rafa ! » entonnés par un public vaillant, malgré l'heure avancée et une sensation thermique chaque minute un peu plus basse. Djoko s'offrait deux balles de set à 5-3 sur sa mise en jeu mais il manquait l'occasion. Nadal débreaka d'un coup droit majuscule.

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Il fallait une conclusion magistrale à ce chef-d'oeuvre et Nadal s'en chargea au jeu décisif, provoquant une erreur du Serbe d'entrée à l'issue d'un rallye dantesque, avant de délivrer deux coups droits gagnants pour vite se détacher 6-1.

Djokovic en sauva bien trois avec le panache de ceux qui n'ont plus rien à perdre, mais il finit par capituler. Il quittait rapidement le Central pendant que Nadal faisait l'effort de répondre en français à la première question de Marion Bartoli. Il avait laissé entendre que ce match pourrait être son dernier à Roland-Garros. Son idylle parisienne se prolongera au moins jusqu'à vendredi et sa demi-finale contre Alexander Zverev, lui aussi vainqueur d'un match exceptionnel contre Carlos Alcaraz.

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