Rafael Nadal, satisfait d'avoir remporté « une rude bataille » au premier tour de l'US Open

Rafael Nadal a dû livrer bataille pour dominer Rinky Hijikata au premier tour de l'US open. (R. Deutsch/Usa today sports)

Vainqueur de l'Australien Rinky Hijikata (4-6, 6-2, 6-3, 6-3) au premier tour de l'US Open, l'Espagnol admettait que tout n'était pas parfait mais il s'en satisfaisait, heureux d'avoir été capable de souffrir pour l'emporter.

« Quel est votre sentiment après cette première victoire à l'US Open, trois ans après ?
Ce fut un match difficile. Dans le premier set, j'ai des opportunités que je ne saisis pas, puis j'ai un mauvais jeu de service, il fait le break. J'étais un peu nerveux. Un premier match à New York, trois ans après, en night session... c'est toujours excitant. J'ai su passer outre cela ensuite. J'ai mieux joué. Ce n'était pas parfait, mais je suis content. C'est mon deuxième match en cinquante jours, plus ou moins. D'une certaine façon, ce n'est pas non plus le jour pour jouer parfaitement. C'était un jour pour faire le job et c'est ce que j'ai fait.

« Tu dois être suffisamment humble pour accepter de te bagarrer et souffrir »

Après une telle période sans jouer, à quel point était-ce important pour vous ce soir de vous situer, physiquement et tennistiquement ?
Je me suis bien entraîné durant ces semaines. Mais la compétition, c'est une autre histoire. Vous devez passer par tout ce process, ce n'est pas simple. J'ai perdu un match de premier tour (à Cincinnati). Quand vous revenez d'une longue période de blessure, le premier match est tellement important car derrière, le feeling est meilleur. Aujourd'hui, si je saisis les opportunités en début de match, les choses peuvent peut-être tourner à mon avantage plus vite. Tu te sens plus confortable, plus relax et tu arrives mieux à développer ton jeu de manière agressive. Mon adversaire a très bien fait cela pendant un moment. Ça a été une rude bataille. Trois heures. Dans un sens, probablement que ça m'aide. Je sais ce que je dois mieux faire dans les prochains jours. C'est toujours la même histoire : les choses ne sont pas parfaites quand tu reviens de blessure. Tu dois être suffisamment humble pour accepter de te bagarrer et souffrir. C'est ce que j'ai fait aujourd'hui.

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Comment avez-vous géré le service ? Êtes-vous resté prudent comme lors de vos entraînements ?
C'est évident que j'ai servi un peu en deçà pour éviter de trop agresser la zone abdominale. Le tournoi ne se gagnait pas aujourd'hui, mais il pouvait se perdre aujourd'hui. Il faut être intelligent, y aller pas à pas. »