Les raisons de la saison contrastée de Manchester City

Man City a ramené un point de son déplacement à Arsenal, ce dimanche. Et son entraineur a reconnu que l'équipe ne méritait pas vraiment mieux.

Avant le début de la saison de Premier League, la majorité des pronostics étaient favorables à un titre de champion en faveur de Manchester City, de par son effectif sur le papier et, surtout, la présence de Pep Guardiola sur son banc. Considéré comme une référence à son poste, le natif de Santpedor avait dans un certain sens répondu aux attentes des observateurs en début de saison par le biais d'une série de 10 succès consécutifs ainsi qu'un jeu très rapidement identifiable. Par la suite, et cela tout le long de la saison, une constante s'est vérifiée : le manque de précision dans les deux surfaces. Que ce soit derrière au moment d'endiguer les attaques adverses ou devant lorsqu'il s'agit de matérialiser une domination, souvent très ample, Manchester City a fait preuve de grandes lacunes. 

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir abordé le sujet en conférence de presse. Guardiola a souvent souligné que sans marquer des buts, Manchester City ne gagnerait rien et il se pourrait bien que son sentiment se réalise. Distancé à 12 points de Chelsea en Premier League, éliminé de la Ligue des champions en huitième de finale par l'AS Monaco et de la League Cup par Manchester United, le club citizen n'a guère plus que la FA Cup afin d'espérer soulever un trophée. Opposé à Arsenal en demi-finale de la compétition le 23 avril prochain, Manchester City retrouve les Gunners ce dimanche à l'Emirates Stadium avec les mêmes doutes au niveau de sa fiabilité globale. La confrontation contre Monaco est l'élimination qui en a découlé est un exemple prégnant si l'on observe le match retour. Mis hors de position et incapable de répondre au football développé par les hommes de Jardim, City a su réagir en seconde période avec un changement tactique de Guardiola plaçant De Bruyne en tant que numéro 6. Consécutivement, l'équipe est parvenue à générer de multiples occasions de but et a trouvé la faille grâce à Sané mais le manque de précision d'Aguero lors de ses duels contre Subasic, couplé au but de Bakayoko, ont précipité les joueurs dans l'abîme. Devoir quitter la Ligue des champions au stade des huitièmes de finale fut une première pour une équipe dirigée par Guardiola. En effet, double vainqueur de la C1 avec le FC Barcelone (2009 et 2011), Pep Guardiola n'avait jamais été éliminé avant le dernier carré de la compétition. L'entraîneur espagnol avait réussi à amener lors des trois dernières saisons le Bayern Munich en demi-finale.

Un équilibre encore précaire

Globalement, Manchester City n'a pas encore trouvé le meilleur équilibre possible. Son argument principal pour être compétitif - sa capacité à créer des occasions au travers d'une vocation clairement offensive - est également un défaut redhibitoire en raison de son incapacité à convertir et sa fragilité sur le plan défensif. Une action symbolise à elle seule la saison intégrale de Manchester City jusqu'ici. Le 3 décembre à l'Etihad Stadium, alors que les locaux mènent au score, Kevin De Bruyne dispose de l'opportunité de marquer le but du 2-0 à la 57ème minute de la rencontre : suite à un centre de Jesus Navas, l'international belge reprend un ballon à bout portant devant le but vide - Thibaut Courtois étant trop loin pour intervenir - et voit le ballon trouver la barre transversale sur sa route. Chelsea remportera une rencontre qui aurait pu sceller le sort de la Premier League (1-3). Dans un entretien accordé à Sky Sports en décembre dernier, peu après cette rencontre, Guardiola avait souligné l'importance des détails dans son étape à Manchester City : "Parfois, à un moment précis, on a manqué notre chance. Si Kevin De Bruyne, le meilleur talent qu'on a dans l'équipe, marque le but, on ne perd pas contre Chelsea. Après ça, ils arrivent pour la première fois devant notre but et marquent. Nous sommes fous et on va devant, devant, devant, on concède deux contre attaques et on perd le match."

Manchester City a encore beaucoup à jouer cette saison avec une qualification directe pour la prochaine Ligue des champions et une demi-finale de FA Cup face à un Arsenal qui n'offre plus autant de certitudes qu'à une certaine époque. Si le club veut encore pouvoir mettre les chances de son côté afin d'avoir la possibilité de remporter un titre, il faudra impérativement savoir faire la différence dans les deux surfaces de vérité. La marge de progression en prévision de la saison prochaine passera par ce chemin.

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