Rallye raid - Coronavirus - Saison à l'arrêt et reconnaissances du Dakar 2021 retardées

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Les reports ou annulations liés à l'épidémie de coronavirus chamboulent la saison de rallye-raid et les manches de la Coupe du monde. Le Dakar 2021, début janvier en Arabie Saoudite, est également impacté, notamment les reconnaissances prévues au printemps. Si l'entame de la saison 2020 a pu se dérouler normalement avec le Dakar en Arabie Saoudite (victoires de Carlos Sainz en auto et de Ricky Brabec en moto) et la première manche de la Coupe du monde FIA au Qatar (Nasser al-Attiyah vainqueur), la suite a été rattrapée par l'épidémie de coronavirus. Prévu en mars, l'Abu Dhabi Desert Challenge a été reporté et pourrait peut-être avoir lieu en décembre. Le Rallye du Kazakhstan, initialement programmé en mai, pourrait de son côté se tenir en septembre. A ce jour, le Silk Way Rally, dont le parcours a déjà été recentré sur la Russie pour cause de Covid-19, reste la prochaine épreuve inscrite au calendrier, du 3 au 11 juillet. Mais l'incertitude demeure quant à sa tenue. « Pour l'instant, il est maintenu et on n'a pas reçu de message contraire des autorités russes, explique Frédéric Lequien, directeur adjoint de l'épreuve. On continue donc à bosser en sachant que si la crise sanitaire n'est pas résolue, rien ne se fera. A cela s'ajoutent les problèmes de préparatifs et de logistique. On sait que les quinze premiers jours de mai seront décisifs. On prendra une décision mi-mai. On se laisse aussi la possibilité de décaler de deux-trois semaines, mais pas plus. » Pour le Maroc, du 9 au 14 octobre, la pression est pour l'heure moins forte, mais il y a des conséquences. « Je vais devoir m'adapter pour réduire le format et limiter les rencontres avec les populations, précise David Castera, patron du rallye et également directeur du Dakar. Il faut attendre la sortie de crise pour tracer le parcours et faire le road-book. Or nous ne pourrons sans doute pas aller au Maroc avant l'été. » David Castera, directeur du Dakar « On partait sur une édition sur deux ou trois pays, peut-être qu'on sera contraints de revoir à la baisse nos ambitions » Les répercussions touchent aussi la préparation du prochain Dakar, en janvier 2021 en Arabie Saoudite. « Nous n'avons pas trop de craintes aujourd'hui pour l'événement, mais il va falloir s'adapter à la situation, observe Castera. On partait sur une édition sur deux ou trois pays, peut-être qu'on sera contraints de revoir à la baisse nos ambitions en fonction de la crise sanitaire et de la conjoncture. En attendant, nous n'avons pas pu faire partir d'équipe pour les reconnaissances prévues fin mars. Je pense qu'on y verra plus clair en juillet. Je suis plutôt dans l'idée d'envoyer plusieurs équipes simultanément dès que ce sera possible.» Les écuries et les pilotes doivent également s'adapter, avec le plus souvent des budgets revus à la baisse. « Il y a des répercussions économiques, mais heureusement que le Dakar 2020 a permis de valider une grosse partie de la saison et que derrière il y a eu le Qatar, commente Jean-Marc Fortin, patron de Toyota Overdrive. Derrière, on devait faire Abu Dhabi avec nos trois pilotes (Nasser al-Attiyah, Yazeed Al-Rajhi et Jakub Przygonski) et avec Sébastien Loeb sur un OT3 (SSV catégorie proto). Si la situation permet de reprendre une activité normale en septembre, ce ne sera pas dramatique. On va essayer de faire les manches de Coupe du monde mais il faudra sans doute faire des choix. » Pour Stéphane Peterhansel, « ça va être tendu. On en parlait il y a quelques jours avec Sven Quandt (patron du team Mini), on va vivre avec la crise un certain temps. Si on regarde la saison, le point positif, c'est qu'on a eu la chance de pouvoir faire le Dakar 2020, la course reine de notre discipline, et que l'édition 2021 ne devrait pas être trop touchée », ajoute le recordman de victoire qui devrait s'aligner en 2021 avec sa femme Andrea.

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