Rallye-raid - Dakar - Pour Édouard Boulanger, nouveau copilote de Peterhansel sur le Dakar, « c'est intense »

L'Equipe.fr
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Édouard Boulanger participe à son premier Dakar comme copilote de Stéphane Peterhansel (buggy Mini). Bien qu'expérimenté, il a fallu qu'il s'adapte « à la vitesse et à la lecture des notes sur la tablette ». Au soir de la deuxième étape, ils étaient leaders de l'épreuve. « Comment vivez-vous votre premier Dakar au côté de Stéphane Peterhansel ?
Pour le moment, tout va bien, on ne peut pas se plaindre. Ce n'est jamais parfait, il y a parfois de petites hésitations, mais je n'ai pas commis de grosse faute. Quand j'ai commencé à rouler avec Stéphane, fin août, il a fallu que je m'adapte à la vitesse. Ce qui est compliqué, ce n'est pas la lecture des notes à haute vitesse, c'est qu'on passe notre journée à improviser. On lit tout en direct. Quand les notes sont rapprochées, c'est intense. Entre la lecture des notes, la compréhension perso et le transfert à Stéphane, ça va extrêmement vite. lire aussi Toute l'actu du Dakar Vous avez réussi à trouver les bons mots pour communiquer ?
On a ajusté au fur et à mesure mais désormais, on se comprend facilement, c'est rare que Stéphane me demande de confirmer quelque chose. Vu la vitesse, il faut être précis pour que ça fasse tilt tout de suite dans sa tête. Je suis convaincu que les équipages qui ont la même langue maternelle sont favorisés. Que pensez-vous du road-book électronique (tablette qui remplace le papier) ?
L'arrivée de la tablette est plutôt bénéfique pour moi. Je pense que ça remet tout le monde à zéro et que ça perturbe les habitudes de certains. Ça responsabilise aussi l'organisation qui a l'obligation de livrer un road-book quasi parfait. Tant que la tablette est fiable, tout va bien ! « Tout peut aller très vite et ça va sûrement nous arriver de nous perdre ! Quelle était votre expérience en rallye-raid jusqu'à présent ?
Je ne découvre pas la discipline, ça fait quinze ans que je suis dans le milieu. J'ai été copilote de gentlemen driver mais ça n'a rien à voir. Ça va moins vite et tu n'es pas toujours sûr de leurs capacités de pilotage. Avec Stéphane, tu changes de monde, mais tu n'as pas d'appréhension car c'est un des pilotes les plus fiables. Sinon, j'ai participé à un Dakar en moto en 2012 et j'ai été mapman : en 2011 pour Michel Périn chez X-Raid, en 2013 et 2014 pour Marc Coma (KTM). Et ensuite, pendant six ans, j'ai formé les pilotes KTM à la navigation. lire aussi Classement général Comment le lien s'est-il fait avec Peterhansel ?
Je le connaissais comme ça, on se croisait sur les rallyes. Quand j'ai appris que Stéphane ne ferait pas l'édition 2021 avec Andrea (Peterhansel), je l'ai appelé en février pour lui proposer de faire un test. Ça a fonctionné et, derrière, on a participé au Rallye d'Andalousie (4e) puis aux deux baja à Hai'l en Arabie Saoudite (3e). Stéphane est quelqu'un de calme qui ne te met pas la pression. La pression, c'est moi qui me la mets tout seul ! D'être leader au soir de la deuxième étape, que ressentez-vous ?
Ça fait plaisir, mais c'est un peu tôt pour en tirer une quelconque conclusion. Je sais que tout peut aller très vite et que ça va sûrement nous arriver de nous perdre ! » lire aussi Al-Attiyah en mode chasseur