Rallye-raid - Dakar - Autos - Stéphane Peterhansel, à la veille d'une étape cruciale sur le Dakar : « Ce n'est jamais facile de tout contrôler »

L'Equipe.fr
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À la veille de l'avant-dernière spéciale entre Al Ula et Yanbu, la plus dure du rallye selon l'organisation, le leader Stéphane Peterhansel (buggy Mini) évoque les dangers d'une telle étape si près du but. « Vous avez 17 minutes d'avance sur Nasser al-Attiyah (Toyota) à la veille de l'avant-dernière étape, présentée comme la plus dure du rallye. À quoi vous attendez-vous ?
Il y aura des canyons, des cailloux, de la navigation. Je pense que ça va être une étape relativement complète avec tous les ingrédients du rallye-raid. Encore une fois, il faudra passer à travers. Dans les dunes, il ne faut pas se planter, il ne faut pas s'ensabler. Dans les canyons, il ne faut pas s'égarer. Dans les plateaux rocailleux, il ne faut pas trop crever. lire aussi Al Rajhi vainqueur à Al Ula, Peterhansel assure Quels sont les principaux dangers ?
Tu peux te retrouver dans la poussière d'un quad, t'énerver, taper une pierre, casser une roue, un triangle et perdre cinq à dix minutes. Tu repars en voulant rattraper le temps perdu et tu refais des erreurs. Les scénarios, il y en a beaucoup, ce n'est jamais facile de tout contrôler de A à Z. Jusqu'à présent, vous réalisez quasiment le sans-faute ?
Ça s'enchaîne bien, on a de la réussite, mais on fait aussi du bon boulot. Quand on voit les écarts, c'est énorme. Nasser est là, pas de souci. Carlos se retrouve à plus d'une heure et surtout, le 4e est à près de 2h20. Ça veut dire que devant, ça a fait des courses propres. « Tu veux avoir quatre roues motrices, tu as les pneus qui vont avec et basta ! Les pleureuses du rallye-raid, ça va ! » Des équipages de 4X4 ont évoqué de gros problèmes de crevaisons qui ne leur rendent pas la tâche facile. Qu'en pensez-vous ?
On ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Tu veux avoir quatre roues motrices, tu as quatre roues motrices. Tu as les pneus qui vont avec et basta ! Il ne faut pas pleurer. Il y a deux ans, avec Mini, on avait une voiture qui n'était pas dans le coup, on n'a pas pleuré sur le règlement. On a travaillé dans notre coin. Les pleureuses du rallye-raid, ça va ! lire aussi Autos : classement général Décrocher une quatorzième victoire, c'est important ?
J'aimerais bien gagner, c'est sûr, mais en même temps, treize ou quatorze victoires, ça ne changera pas grand-chose à ma vie. C'est pour ça que je prends quand même un petit peu de recul. On va essayer de faire pour le mieux et j'ai envie de gagner pour Édouard (Boulanger, son nouveau copilote), pour la première fois dans une voiture compétitive. Si ça ne sourit pas, ça ne sera pas la fin du monde ! »