Rallye-raid - Dakar - Les commissaires de course du Dakar ont réagi aux critiques de Loeb

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

Au lendemain des critiques de Sébastien Loeb pointant l'injustice d'une pénalité de 5 minutes pour excès de vitesse, les commissaires de course ont apporté leurs explications ce jeudi à Al Qaisumah, terme de la 5e étape. Après avoir écopé d'une pénalité de 5 minutes pour vitesse excessive en « zone contrôlée » à l'issue de la quatrième étape, Sébastien Loeb avait vertement critiqué les commissaires de course mercredi soir sur son compte Twitter. « Durant toutes mes participations, durant toutes les étapes et durant toutes les zones de contrôle de la vitesse, j'ai toujours fait de mon mieux pour respecter cette règle, déclarait-il. À la seule condition que le système GPS, via une alarme, nous indique quand nous entrons dans ces zones ''invisibles''. »

« Aujourd'hui (mercredi), dans cette zone où nous sommes inculpés, l'alarme n'a pas sonné au moment d'entrée dans ladite zone, poursuivait-il. Et je n'ai donc pas pu ralentir à temps. Malgré nos explications mais surtout malgré les aveux du prestataire du système GPS d'un souci de son matériel, le jury des commissaires n'a rien voulu savoir. [...] Il n'y a pas de place pour l'incompétence, ni les incompétences », terminait-il. Contrôlé à 107km/h au lieu de 30km/h Mis en cause, les commissaires ont réagi ce jeudi aux propos de Sébastien Loeb. « Nous avons été surpris en voyant ce message car il n'est pas venu nous voir, nous n'avons pas reçu de réclamation de sa part, observe le président du collège, Javier Soler. « Il est passé à 107 km/h alors que c'était limité à 30 km/h, souligne le directeur de course, Luis Gomez. C'est une entreprise de GPS qui traite toutes ces données et lors d'un excès de vitesse sur une zone limitée, on reçoit l'information. » David Castera, directeur du Dakar. « Comme il n'a pas eu le bip, il s'est fait piéger. Quand il a compris, il a freiné, mais trop tard. Patron de l'épreuve, David Castera a apporté des précisions supplémentaires. « Quand tu arrives sur la zone, il y a un bip (à 180 m) car ça correspond à un waypoint. Toutes les informations sur la zone figurent sur le GPS et sur les notes du road-book (tablette). Seb ne doit pas prendre les valeurs de son copilote mais se servir du bip pour freiner. Il détourne l'usage du bip, le problème, c'est que s'il ne l'entend pas ou, s'il ne sonne pas, on ne va pas lui enlever ça, il prend un risque. Du coup, comme il n'a pas eu le bip, il s'est fait piéger. Quand il a compris, il a freiné, mais trop tard. » lire aussi Classement général du Dakar en autos Sans porter réclamation, l'écurie indique avoir porté ce jeudi à la connaissance du collège des commissaires les défaillances observées au niveau du GPS de l'équipage.