Rallye-raid - Dakar - David Castera retrace plus de 40 ans d'histoire et d'aventure du Dakar

L'Equipe.fr
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David Castera, directeur du Dakar, revient sur les trois « vies » de l'épreuve reine du rallye-raid depuis sa création en Afrique fin 1978 début 1979 par Thierry Sabine. En Afrique de 1979 à 2007 : « ses lettres de noblesse » « Pour moi, c'est la découverte de l'Afrique, le contact avec les populations. Il y avait quelque chose de fort, qui prenait aux tripes, car il y avait de l'ambiance mais aussi de la misère. C'est évidemment l'époque faste de l'épreuve. C'est là que le Dakar est né, c'est là qu'il a créé ses lettres de noblesse, son identité. Les années 80 ont été particulièrement fortes, avec les Auriol, Neveu, Vatanen, Ickx, les frères Marreau. Je suis d'ailleurs un nostalgique de cette période que je n'ai pas connue. Après, on a surfé sur la vague. Du côté des concurrents, il y a eu Pierre Lartigue, Jean-Louis Schlesser, Stéphane Peterhansel, Fabrizio-Meoni, Richard-Sainct... » lire aussi L'actualité du Dakar En Amérique Sud de 2009 à 2019 : « plus de pilotage, moins d'aventure » « On a continué à découvrir de nouveaux territoires, en Argentine, au Chili, au Pérou, en Bolivie. On est montés à plus de 4000 milles, on a découvert Uyuni et son incroyable salar, on a trouvé des dunes. On a gardé l'essence du rallye, je trouve que le pari a été réussi. Après, c'était autre chose, un peu plus de pilotage mais moins d'aventure. Le Dakar est passé dans une autre sphère. Il a fallu réinventer la logistique. Sportivement, Il y a eu la bataille Mini, Toyota, Volkswagen et le retour de Peugeot avec Sébastien Loeb qui a amené beaucoup de positif. En moto, on a vécu la fin du règne Despres-Coma et l'arrivée d'une nouvelle génération venant de différentes disciplines. » lire aussi Le Dakar retrouve l'Arabie Saoudite En Arabie Saoudite depuis 2020 : « des paysages plus proches de l'Afrique » « On revient sur des territoires plus adaptés au rallye-raid et proches de l'Afrique en termes de paysages, de pistes et d'étendues désertiques. Avec un énorme potentiel et la possibilité d'aller prochainement dans des pays voisins comme la Jordanie, Oman, les Emirats Arabes Unis. L'an dernier, pour la première édition, on a eu Fernando Alonso, la star absolue, de retour en F1. Et cette année, on retrouve Sébastien Loeb. Paradoxalement, c'est en Arabie Saoudite, pays producteur de pétrole, que devrait se faire la transition énergétique des véhicules vers l'électrique et l'hydrogène. On en est aux balbutiements mais l'objectif est d'avoir un paddock 100 % hydrogène en 2030. L'annonce d'Audi de venir en 2022 (avec une voiture électrique) devrait accélérer cette transition. »