Rallye - WRC - Arctic Rally - Un Championnat WRC sans distanciation... au classement général

L'Equipe.fr
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Entre la victoire d'Ott Tänak et les soucis de Sébastien Ogier, le Championnat, désormais dominé par Kalle Rovanperä, est extrêmement serré avec quatre pilotes en huit points après deux manches. Un rallye pour oublier pour l'un, un rallye à oublier pour l'autre. En s'imposant à Rovaniemi, Ott Tänak comble d'un coup une bonne partie du retard pris après son abandon au Monte-Carlo et se relance au Championnat alors que Sébastien Ogier, qui doit se contenter de l'unique point glané dans la Power Stage, perd lui le bénéfice de son succès en Principauté à l'issue un week-end noir. lire aussi Tänak remporte l'Arctic Rally, Rovanperä nouveau leader « C'est l'un des meilleurs endroits pour faire un rallye hivernal, commentait Tänak à l'arrivée. Il y a de la neige et le profil des routes est fantastique. On ne sait jamais trop à quoi s'attendre quand on débarque sur un nouveau rallye. On savait que les Toyota répondraient présent et que Rovanperä serait un sacré client donc la pression était là. On savait que ce serait très compliqué mais on a fait ce qu'il fallait. » Leader de bout en bout et vainqueur de la moitié des dix spéciales au programme, le pilote Hyundai n'avait plus gagné depuis une autre épreuve au profil extrêmement rapide, le Rallye d'Estonie 2020. Sa quatorzième victoire en WRC, la deuxième avec Hyundai, lui permet de se replacer à la cinquième place du Championnat, à 12 points de Kalle Rovanperä. lire aussi Le classement général du Championnat Rovanperä tout en précocité À 20 ans, le Finlandais se retrouve en tête du Championnat du monde pour la première fois de sa jeune carrière (il s'agissait de son 9e rallye au plus haut niveau). Vainqueur de la Power Stage et deuxième du rallye, à 17''5 de Tänak, le pilote Toyota n'a pas atteint son objectif de devenir le plus jeune vainqueur d'une manche WRC. Mais ce n'est sans doute qu'une question de temps, vu son potentiel sur tous les terrains. « J'ai attaqué tout le week-end, à fond tout le temps, on a tout donné donc même si tout n'était pas parfait, notamment avec une erreur de pilotage dans la première spéciale, c'est une belle récompense », résumait Rovanperä.

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Perdant de son duel à haute intensité avec ce dernier, Thierry Neuville signe le même résultat qu'au Monte-Carlo. Une régularité qui permet au Belge de prendre la deuxième place du Championnat, à quatre points seulement du leader : « Je suis satisfait de mon week-end, on a encore quelques soucis de compréhension avec mon nouveau copilote mais c'est tout de même un beau résultat car il ne faut pas oublier qu'on était troisièmes sur la route vendredi, ce qui n'était pas un cadeau. » lire aussi Les résultats complets de l'Arctic Rally Ogier fataliste Sébastien Ogier en sait quelque chose. Fortement pénalisé par sa première position sur la route vendredi, puis sorti de la route samedi, le Français n'avait rien d'autre à espérer ce dimanche qu'une place dans le Top 5 de la Power Stage pour ne pas repartir bredouille. Il y est parvenu, en décrochant le point de la cinquième place et reste au contact au Championnat avec une troisième place, quatre points derrière Neuville et à égalité avec son équipier chez Toyota Elfyn Evans. « On s'est tout de même fait plaisir par moments, tout le monde était ravi d'avoir des vraies conditions hivernales, mais il n'y a pas grand-chose à retenir de plus de notre week-end », résumait le Français. Loubet pas verni Pierre-Louis Loubet n'a pas été plus en réussite que son compatriote. Ralenti par une crevaison vendredi soir après une très belle première spéciale, stoppé par un problème moteur samedi après-midi, le Corse s'est fait piéger dans la dernière spéciale du rallye, tout comme son équipier d'un week-end chez 2C Competition, Oliver Solberg, malgré tout beau septième du général pour sa première en WRC. « On avait à nouveau un souci moteur et j'avais les yeux sur le tableau de bord », expliquait Loubet, pas verni. lire aussi Toute l'actu auto-moto En WRC-2 (victoire de Lappi devant Mikkelsen, deux anciens pilotes officiels en WRC), sur un terrain qui lui était beaucoup moins familier que le Monte-Carlo, Adrien Fourmaux est parti à la faute lors de la deuxième étape. Le WRC va désormais faire relâche pendant deux mois avant de se rendre en Croatie, pour un autre rendez-vous inédit.