Rallye - WRC - Kenya - Sébastien Ogier remporte le Rallye du Kenya et s'échappe au Championnat

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Sébastien Ogier (Toyota) s'est imposé dimanche au Kenya, son quatrième succès cette saison en six rallyes. Le Français a devancé Takamoto Katsuta (Toyota) et Ott Tänak (Hyundai). Adrien Fourmaux (M-Sport Ford) a fini 4e et signé son premier scratch en WRC. C'était un rallye pas comme les autres et, bien au-delà de son décor de carte postale, le Rallye du Kenya, dont la dernière édition datait de 19 ans, a débouché sur un scénario renversant, avec une victoire d'un Sébastien Ogier revenu de nulle part après avoir concédé plus de deux minutes lors de la première matinée vendredi. lire aussi Résultats des spéciales et classement général Ce terrain à la fois sablonneux et rugueux avait vite calmé les ardeurs des équipages partis sur leur rythme effréné habituel. Après trois spéciales, les WRC d'Elfyn Evans (Toyota), Dani Sordo (Hyundai) et Oliver Solberg (Hyundai) étaient déjà garées sur le bas-côté. La Toyota d'Ogier, elle, avançait encore. Mais au ralenti, à cause d'un amortisseur défectueux qui coûtait plus de deux minutes au Français, septième du général après l'ES4. Thierry Neuville, lui, était passé au travers de tous les pièges. En bagarre avec Kalle Rovanperä pour la première place, le Belge ne ménageait pourtant pas sa monture. L'abandon du Finlandais dans la dernière spéciale du jour, sa Yaris enfoncée dans une terrible zone de fesh-fesh, donnait un peu d'air au pilote Hyundai, qui concluait la première étape avec 18''8 d'avance sur l'étonnant japonais Takamoto Katsuta, auteur d'un début de course très intelligent. Troisième, Tänak pointait à 55'' et Ogier, remonté en quatrième position, à 1'49''. Mais au retour à l'assistance, la i20 de Neuville montrait des premiers signes de fatigue. Neuville au sommet... avant l'abandon Samedi, sur un terrain un peu moins exigeant, le Belge poursuivait son effort et doublait son avance sur Katsuta. Mais un gros orage dans la dernière spéciale lui valait un énorme coup de stress. Craignant de perdre son avance sous un déluge qui avait épargné les voitures parties devant, Neuville donnait tout et concluait l'étape avec près d'une minute sur la Yaris du Japonais. Suite à une panne du système antibuée sur la Hyundai de Tänak, contraint de s'arrêter pour nettoyer son pare-brise, Ogier était remonté en troisième position, à 18'' de Katsuta. Dès la première spéciale dominicale, le rallye connaissait un nouveau rebondissement avec l'abandon de Neuville, amortisseur cassé sur sa Hyundai. Comme Tänak au Portugal et en Sardaigne, alors qu'il était en tête lui aussi. « À la sortie d'un virage à gauche, j'ai soudainement senti que quelque chose venait de casser sur la voiture, racontait le Belge. Ça a vraiment été une surprise car je me sentais bien et tout fonctionnait à merveille. Il y a dû y avoir un truc, c'est sûr, un souci technique. Il y avait des pierres évidemment, mais il n'y a pas eu de gros choc. » Katsuta récompensé pour sa régularité Moins bien loti qu'Ogier sur le plan des pneumatiques encore à sa disposition, Katsuta subissait la loi de son équipier, qui revenait à égalité avec le Japonais dans l'ES16 avant de passer en tête dans la spéciale suivante. Lors de la Power Stage, Ogier prenait la quatrième place, à 8''5 de l'auteur du scratch Tänak et 13''5 devant Katsuta. Encore une fois, grâce à sa vitesse, sa régularité et sa science tactique, le septuple champion du monde a remporté une victoire qui semblait devoir lui échapper. Ce quatrième succès en six rallyes cette saison, associé aux nombreuses déconvenues de ses rivaux pour le titre, lui permet de s'échapper en tête du Championnat. Katsuta, finalement 2e à 21''8 d'Ogier et 47''7 devant Tänak, peut lui largement se satisfaire de son premier podium en WRC, qui valide une montée en puissance cette saison. Le Japonais s'est montré à la fois plus régulier et moins agressif que ses coéquipiers Evans et Rovanperä. L'autre pilote qui gardera sans doute un grand souvenir de ce Safari Rally, c'est Adrien Fourmaux. À la lutte pendant une grande partie de l'épreuve avec son coéquipier chez M-Sport Ford Gus Greensmith, le Français a eu raison du Britannique dans l'ES16, qu'il a brillamment remportée, signant ainsi son premier scratch en WRC, pour son troisième rallye. Sa quatrième place finale est évidemment son meilleur résultat dans la catégorie.

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